Pas d’évaluation fédérale approfondie pour le suréquipement de SM3
La centrale SM-3 a une puissance installée de 882 MW, ce qui en fait la 13e centrale la plus puissante au Québec. Photo archives
L’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) a décidé qu’une évaluation d’impact fédérale approfondie n’est pas requise pour le projet de suréquipement de la centrale de la Sainte-Marguerite-3 près de Sept-Îles.
Selon l’organisme fédéral, il a été déterminé que les effets négatifs potentiels du projet relevant d’un domaine de compétence fédérale seraient limités ou traités par d’autres moyens.
Pour en arriver à cette décision, l’AEIC a mobilisé et consulté des experts fédéraux, des intervenants, le public et les peuples autochtones.
Hydro-Québec propose d’augmenter la puissance de la centrale hydroélectrique de la Sainte-Marguerite-3, sur la rivière Sainte-Marguerite. Il est prévu l’installation d’un troisième groupe turbine-alternateur dans la centrale existante. Il permettrait d’augmenter la puissance de la centrale existante d’au moins 440 mégawatts, pour un total de 1 322 mégawatts.
Avec cette décision de l’AEIC, Hydro-Québec peut aller de l’avant pour obtenir les autorisations et les permis nécessaires à son projet auprès des autorités fédérales.
Également, la société d’État continu les démarches pour les autorisations au niveau provincial.
« Les études techniques et environnementales d’avant-projet se poursuivent, en vue du dépôt de l’étude d’impact au niveau provincial en 2026. Nous poursuivrons également notre démarche de consultation du public, qui s’effectue en continu jusqu’à la fin du projet », explique Marie-Ève Duguay, conseillère relations avec le milieu pour Hydro-Québec.
Si tout se déroule comme prévu, la mise en service du troisième groupe est souhaitée pour 2031.
Ce projet s’inscrit dans la volonté d’Hydro-Québec d’augmenter sa capacité de production dans les prochaines décennies. L’une des clés est de hausser la production de certaines centrales existantes comme SM3.
À ce sujet, de passage à Sept-Îles il y a un mois, le premier ministre François Legault avait indiqué que la collaboration avec la communauté de Uashat mak Mani-Utenam serait importante pour ce projet.
« Une des choses qu’on regarde avec Uashat, c’est de rehausser les centrales de Saint-Marguerite. Ça pourrait augmenter jusqu’à 25 % l’électricité qui est disponible », avait-il dit lors d’une mêlée de presse.
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