La Coalition Union 138 se réjouit des résultats de l’étude sur le pont sur le Saguenay, qui ne laissent rien de côté et qui le désignent à tout coup comme la meilleure option. Un meilleur retour sur l’investissement et un gain en productivité; voici les points soulevés qui font sourire les défenseurs du projet.
C’est un « choix payant », disent la Coalition Union 138, l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, l’Alliance des chambres de commerce et de l’industrie de la Côte-Nord et la Société du Pont sur le Saguenay.
Les intervenants de ces organisations ont tenu une conférence de presse le 16 juillet, pour dévoiler les grandes lignes de l’étude.
Selon l’analyse « avantages – coûts », le résultat démontre que pour chaque dollar investi, le retour sur l’investissement en construisant le pont est de 0.69$ contrairement à 0.48$ pour l’optimisation du service des traversiers.
À ces sommes épargnées, les analyses complémentaires soulignent qu’il y aurait un gain en productivité qui se chiffrerait aux alentours de 85 M$ par an sur le PIB de la région.
« C’est certain que je retiens ce chiffre », lance Antonio Hortas de l’Alliance des chambres de commerce et de l’industrie de la Côte-Nord.
« Ce sera bénéfique pour les grandes entreprises, mais aussi pour les petites et moyennes entreprises. »
Le « corridor C » versus la traverse
Selon ce qu’explique Marcel Furlong, président de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, l’option gagnante à tout coup, c’est le « corridor C ». À l’inverse, l’option qui arrive en bas de la liste, c’est le maintien et l’amélioration des traversiers.
« Il y a eu quatre possibilités d’étudiées et celle qui donne les moins bons résultats, c’est de maintenir la traverse en fonction », explique-t-il.
Trois corridors ont été étudiés pour la construction du pont. Celui qui a été retenu est situé à 300 mètres au nord de l’endroit où se trouvent les traversiers.
Tout a été analysé
Le porte-parole de la Coalition Union 138, Guillaume Tremblay, réitère que « tout a été pensé » dans l’étude qui leur a été présentée ce printemps.
« Toutes les pierres ont été retournées de bord. Rien n’a été oublié par le bureau des grands projets. Tout ce qu’il y a comme préoccupation a été bien étudié. On est satisfait du travail. […] Cette étude-là est bonne pour 10-15 ans », dit-il.
Selon Marcel Furlong, seule la volonté politique est manquante. « Tout ce qu’il manque, c’est un politicien qui dit : on va construire le pont », déclare-t-il.
Guillaume Tremblay précise que l’étude comprend les enjeux de mobilité, de sécurité, de développement socioéconomique ainsi que des enjeux liés à l’environnement.
« On a même parlé de belvédères pour aller prendre des photos du pont », dévoile-t-il, mentionnant qu’il y a eu de nombreuses discussions sur le changement de paysage avec la construction d’un pont sur la rivière Saguenay.
« Maintenant, nous avons en main tout ce dont nous avons besoin pour poursuivre nos démarches politiques et mobiliser notre milieu. […] La mobilisation sera essentielle à partir de maintenant », ajoute-t-il.
L’unanimité
« C’est un projet qui fait l’unanimité, qui est une priorité », soutient Antonio Hortas.
Les élus de la Côte-Nord ainsi que les chefs des neuf nations innues sont également unanimes.
Comme l’explique le chef de la Première Nation d’Essipit, Martin Dufour, le développement de grands projets dans lesquels Essipit est partenaire, serait avantagé par la construction de ce lien.
Les membres de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord regroupant les six MRC de la région ont adopté à l’unanimité une résolution pressant le gouvernement du Québec d’aller de l’avant avec la construction d’un pont sur le Saguenay.
« L’heure n’est plus à l’attente. Plus aucun obstacle sérieux ne justifie que la Côte-Nord demeure coupée du reste du Québec », conclut Marcel Furlong.
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