Malgré son handicap auditif, Chantal Laveault est fière propriétaire de son entreprise Création C. Elle depuis 2024.
C’est à l’âge de 27 ans que son problème auditif a commencé et son handicap était dégénératif. Après le rejet d’une greffe de tympan, elle devient sourde d’une oreille et l’autre continue à perdre son audition lentement.
Puisque le gouvernement ne subventionnait pas l’achat d’un appareil auditif pour une seule oreille à cette époque, elle a passé plus d’une décennie sans entendre distinctement.
« Tu dois apprendre à accepter ton handicap. Pour ma part, ce qui m’a manqué le plus, c’est le bruit des oiseaux. La première fois que j’ai mis mes appareils, je n’en revenais pas d’entendre tous ces chants. Dire que certaines personnes sont tellement habituées qu’il ne les entendent même pas [les oiseaux] », raconte Mme Laveault.
Depuis son plus jeune âge, elle a toujours été passionnée par la couture. Toutefois, les aléas de la vie l’ont éloignée de ce domaine qu’elle apprécie tant.
« Petite fille, mon rêve était de faire de la couture comme ma mère. Malheureusement, après mes études [en couture], c’était la mode du prêt-à-porter », explique Chantal Laveault.
Elle n’a donc pas trouvé tout de suite un emploi dans son domaine. Il a fallu qu’elle déménage à Magog pour la carrière militaire de son ex-mari où elle a pu commencer à faire de la couture en usine. Elle déménage ensuite à Sept-Îles pour venir se rapprocher de son fils et de ses petits-enfants, après sa séparation.
N’ayant toujours pas trouvé chaussure à son pied en matière d’emploi à son arrivée à Sept-Îles, elle commence à rêver d’un atelier où elle pourrait faire ses propres créations. Une solution apparaît à l’horizon. Encouragée par sa famille, son nouveau conjoint et la subvention gouvernementale provenant du programme SEMO, elle lance son entreprise, Création C. Elle, qui lui permet de renouer avec sa passion d’enfance.
Cette boutique est un lieu où Chantal Laveault se sent chez elle. Il y a un coin friperie pour redonner une deuxième vie aux vêtements qu’elle répare. Elle offre des services de réparations, d’ajustements de robes de bal ou de mariage et pour le changement de fermeture à glissière. Elle y expose même ses créations et fait de la broderie depuis peu.
Son handicap auditif pose des défis dans la vie de tous les jours comme entendre les clients arriver ou l’ajustement de ses appareils vu l’utilisation des machines bruyantes. Elle a trouvé des solutions comme l’ajout de sonnette pour que les clients l’avertissent qu’ils sont arrivés et l’aménagement de son local également.
« Le bouche-à-oreille et la vitrine de la boutique sont les principales sources de publicité attirant une clientèle variée. La satisfaction vient du travail bien fait, de la capacité à réparer des vêtements et de la personnalisation des créations. Les clients le voient et reviennent », souligne Chantal Laveault.
Durant tout son parcours dans différentes régions, Mme Vigneault met à l’avant des organismes comme le SEMO (service externe pour la main-d’œuvre) qui l’ont aidé.
Ces organismes ont pour but d’évaluer et d’aider l’intégration des personnes vivant avec un handicap. Ils servent aussi à établir les subventions gouvernementales compensatrices pour les employeurs.
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