Des conducteurs de bétonnières nord-côtiers veulent être payés comme ceux de Montréal
Des bétonnières de Béton provincial en action. Photo Facebook Béton provincial, DFMOTION INC.
Les conducteurs de bétonnières de Béton provincial sur la Côte-Nord ont adopté un mandat de grève et demandent la parité avec leurs collègues du sud de la province, qui gagneraient un salaire de 14 % plus élevé.
La quinzaine de conducteurs de bétonnière syndiqués de Béton provincial œuvre à Havre-Saint-Pierre, Sept-Îles et Baie-Comeau. Ils livrent notamment du béton pour la minière ArcelorMittal.
Pour le même travail, un conducteur de bétonnière syndiqué de la région métropolitaine gagnerait 32,75 $ de l’heure, comparativement à 28,70 $ pour celui de la Côte-Nord, avance le Syndicat des Métallos.
« Le coût de la vie est plus élevé sur la Côte-Nord, c’est normal que nous ayons un salaire comparable pour faire le même travail. Notre travail est technique vu le poids des véhicules et nous avons d’importantes responsabilités, l’employeur doit payer à notre juste valeur », fait valoir la présidente de l’unité syndicale, Sabrina Leblanc.
Les métallos conducteurs de bétonnières chez Béton provincial sur la Côte-Nord viennent de rejeter à l’unanimité la proposition patronale de convention collective.
Les membres de la section locale 7065 « ont du même souffle adopté un mandat de grève générale illimitée à déclencher au moment jugé opportun », a indiqué, lundi, le syndicat.
Béton provincial aurait proposé un contrat de 7 ans, comprenant des « hausses qui risquent fort de ne pas couvrir le niveau de l’inflation », déplore le Syndicat des Métallos.
« Ce serait se tirer dans le pied que d’accepter ça avec les conditions économiques actuelles et l’incertitude partout dans le monde. Nous demandons un contrat de 3 ans qui permet de mieux s’ajuster en fonction de l’inflation », a affirmé Robert Roy, représentant syndical des Métallos.
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