De Nouvelles reliques au Centre d’interprétation de Clarke City

Par Alice Young 3:55 PM - 7 juillet 2025
Temps de lecture :

Le costume du dernier chef de police de Clarke City, Jean-Louis Gélinas. Photo Alice Young

Il faut visiter le Centre d’interprétation de Clarke City attentivement, puisque des petits trésors se cachent dans le décor éclectique et surchargé.

Peu de modifications ont été faites depuis son ouverture en 2005, mais pour les plus attentifs, vous remarquez que de nouvelles pièces s’ajoutent à l’exposition en 2025.

Cette année, on peut maintenant admirer le costume du dernier chef de police de Clarke City, Jean-Louis Gélinas. Cette pièce donnée par le fils du policier date des années 1950-1960 avant la fermeture de la papetière Gulf Pulp and Paper Company en 1967.

Plusieurs artéfacts se retrouvent au centre d’interprétation, grâce aux dons des familles qui ont fait vivre le village dans ses belles années. 

« Clarke est la première ville industrielle de la Côte-Nord. C’était une ville autonome et privée », raconte Gervais Gagné, président du Comité culturel de Clarke City, qui a entrepris le projet de conservation.

Dans le centre d’interprétation, on retrouve également un émetteur radioélectrique qui était utilisé dans l’usine, une table de chevet de l’ancien hôtel et une imprimante des années 30, parmi les nouveautés.

Gervais Gagné est président du Comité culturel de Clarke City Photo Alice Young

Gervais Gagné se félicite aussi de l’ajout d’une enseigne de taxi digne d’un film en noir et blanc et de deux bâtons de baseball fait à la main.

L’anthropologue Steve Dubreuil du Musée de la Côte-Nord a facilité les récentes améliorations. 

Pour accueillir les visiteurs, trois jeunes de Clarke City travaillent au musée pour l’été. « En voyant les images, ça nous prouve que les hommes de Clarke travaillaient énormément », explique Justin Richard, qui débute

sa première saison à l’accueil. « Des jobs de bras ! », réplique Gervais Gagné. 

Une nouvelle section sur les Innus

Gervais Gagné prépare une nouvelle partie sur l’histoire des Innus qui vivaient aux abords de la rivière Sainte-Marguerite. En ce moment, seulement une photo dans le circuit extérieur du musée parle de la Première nation. On y voit notamment l’arrière-grand-père de l’entrepreneure Josée S. Leblanc, selon Monsieur Gagné.

« Moi je n’en revenais pas, […] les Montagnais partageaient la vie du village », explique le président du Comité culturel.

Le passionné d’histoire entreprend des démarches auprès du Musée Shaputuan à Uashat pour concevoir cette section à venir.

Le Centre d’interprétation de Clarke City est ouvert tous les jours de la semaine de 10 h à 17 h jusqu’à la mi-août.

L’extérieur du Centre d’interprétation de Clarke City. Photo Alice Young