60 M$ pour lutter contre la tordeuse

Par Emelie Bernier 4:32 PM - 5 mai 2025 Initiative de journalisme local
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La tordeuse des bourgeons de l'épinette se nourrit surtout de sapin. Photo SOPFIM

La présente épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette gagne du terrain au sud et à l’ouest de la Côte-Nord. Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts dépliera 60 M$ en 2025 pour protéger les forêts de cet ennemi minuscule, mais vorace.

L’épidémie ne fait pas relâche, comme le révèlent les plus récents relevés aériens effectués par le Ministère en 2024. Ceux-ci ont permis de cartographier des dommages sur plus de 14,3 millions d’hectares, la superficie totale la plus importante depuis le début de l’épidémie en cours.

La Côte-Nord n’est pas la région la plus touchée, car l’épidémie est déjà passée par là. 10 000 hectares feront tout de même l’objet d’une intervention par la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM).  

Les régions de la Mauricie et de Lanaudière feront l’objet d’arrosages aériens pour la première fois cette année.Le budget sera investi afin de poursuivre les programmes de protection des peuplements contre la TBE au moyen de pulvérisations aériennes d’insecticide biologique dans certaines forêts atteintes par l’insecte. Au total, 12 régions entendront voler les avions de la SOPFIM.

«Comme on le constate, l’épidémie de TBE se poursuit au Québec, et notre gouvernement continue d’investir pour lutter contre celle-ci. La bonification du budget alloué aux arrosages aériens annoncée en mars dernier permettra d’augmenter et d’optimiser régionalement nos interventions»,  a commenté la ministre Maïté Blanchette Vézina. La SOPFIM utilise l’insecticide biologique Bacillus thuringiensis var. kurstaki (Btk), un produit homologué par Santé Canada. Son utilisation est jugée sans risque pour la santé humaine, la faune et la flore.

D’autres interventions s’ajoutent à la pulvérisation telles que la récolte préventive des forêts vulnérables, l’utilisation de traitements sylvicoles adaptés et la récupération de forêts ayant une proportion variable d’arbres morts.

Rappelons que la TBE se trouve en permanence dans les forêts du Québec, même en l’absence d’épidémie. La densité des populations de l’insecte augmente graduellement pour atteindre le stade de l’épidémie tous les 30 à 35 ans.

 

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