Les sports d’été et leurs enjeux à nos portes à Sept-Îles – Partie 2

Par Sylvain Turcotte 5:15 AM - 26 mars 2025
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L’été est à nos portes. La saison de tennis et de soccer se prépare. De part et d’autre, les organisations font face à différents enjeux : l’offre sportive diversifiée à Sept-Îles, les infrastructures, le recrutement et bien d’autres défis.

Le ballon rond en croissance, mais…

Le soccer est en croissance à Sept-Îles chez les jeunes. Le Club Nordsoc espère 600 inscriptions pour la saison estivale à venir. Photo Facebook Club Nordsoc

Le soccer est en croissance. Le Club Nordsoc de Sept-Îles cible 600 jeunes pour l’été à venir. C’est près du double du nombre de jeunes adeptes du ballon rond de 2022, alors que son organisation en comptait près de 350.

Cet engouement ne vient toutefois pas sans enjeux, dont un de gestion, alors qu’ils seront près de 100 par catégorie.  

« Ça amène une gestion de personnel et de terrains. Il faut optimiser nos terrains », mentionne le président, Yan Rivard.

La disponibilité des terrains est un défi. L’organisme est en attente de savoir s’il aura accès à celui derrière les deux écoles secondaires de la rue Comeau. Si oui, le Club Nordsoc pourrait devoir le partager avec camp de jour de la Ville de Sept-Îles.

Pour ce qui est du recrutement des entraîneurs, « ça va bien, mentionne le président. Il reste celui d’instructeur senior à combler, mais on a déjà des noms en banque. »

Pour attirer et garder son monde, l’organisation a dû majorer le salaire, qui se situe entre 22 et 27 $ pour une trentaine d’heures par semaine. « Ils sont bien traités. »

Le calendrier de la saison estivale fait aussi l’objet de réflexion. Le Club Nordsoc songe à revoir la durée de la saison, en raison du retour aux études pour les entraîneurs tôt, en août. Une mini-ligue d’automne pourrait être envisagée. 

Quant au conseil d’administration, Yan Rivard le décrit « en santé », avec des gens qui s’y connaissent en soccer et d’autres qui usent de leurs forces.  

Le prochain défi sur lequel tablera l’organisation est celui d’offrir du soccer en parascolaire, ciblant 2027, « pour garder les plus vieux dans le club et ceux d’âge des Jeux du Québec (U13). »

La balle jaune essaie de se démarquer

Le Club Junior aimerait avoir accès à des infrastructures à l’intérieur, avec des surfaces appropriées à la pratique de son sport, pour un meilleur développement. Photo Facebook Tennis Junior Sept-Îles

Le Club de tennis junior de Sept-Îles est aussi confronté avec une plage horaire de jour, offrant tout de même des cours en fin d’après-midi et en début de soirée.

Un de ses défis : avoir des entraîneurs qualifiés, « le tennis étant un sport plus technique », mentionne Dominic Marceau, membre du conseil d’administration. Le Club aurait toutefois trouvé son instructeur-chef pour cet été. 

« Ce n’est pas évident engager quelqu’un avec les offres ailleurs », ajoute-t-il, nommant Alouette. Ce poste passe par les emplois étudiants de la Ville de Sept-Îles. Certains clubs bonifient le salaire, pour tenter de concurrencer les autres employeurs.

Le tennis doit aussi se démarquer des autres, avec l’offre sportive diversifiée, ce qui est positif aux dires de M. Marceau, mais « la population ne grossit pas et la saison estivale est courte. »

Parmi les autres enjeux du Club de tennis junior de Sept-Îles, le manque d’infrastructures adéquates pour la poursuite à l’intérieur, pour le développement des jeunes. « Les surfaces (des gymnases) ne sont pas appropriées », indique Dominic Marceau.

Il souligne aussi le manque de relève pour passer le flambeau au sein du CA. « Ça prend des parents impliqués pour faire vivre le club. »

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