Maison des médias à Sept-Îles : une perte pour le milieu culturel
Située sur l'avenue Évangéline à Sept-Îles, la Maison des médias est la propriété de Télé-Québec depuis 1982. Photo Vincent Rioux-Berrouard
C’est un lieu important pour des organisations médiatiques et culturelles qui sera perdu à Sept-Îles, dans les prochains mois, tandis que les locataires de la Maison des médias sont à la recherche d’un nouveau toit.
Télé-Québec a annoncé qu’elle souhaite se départir de la Maison des médias et les locataires devront quitter d’ici cet été le bâtiment. La nouvelle, d’abord révélée par Radio-Canada, est tombée comme une surprise pour certains des locataires, au mois de décembre. C’est notamment le cas pour Panache art actuel. L’organisme avait entamé des discussions pour un projet d’amélioration des locaux, en 2024.
« Quand on a appris qu’il voulait vendre, on a quand même été surpris, en raison des discussions qu’on avait eues », affirme Julie Godin, directrice générale de Panache art actuel.
La maison des médias a aussi en ses murs NousTV, le Salon du livre de la Côte-Nord, Map Design et le Festival du film de Sept-Îles. La proximité qui se créait en regroupant tous ces intervenants du milieu médiatique et culturel était grandement appréciée, comme le témoigne Christophe James, coordonnateur pour le Festival du film de Sept-Îles.
« En ayant des domaines de travail similaires, c’est évident qu’on avait des intérêts similaires », dit-il. « Étant la seule employée à Sept-Îles [pour Panache], c’est sûr que quand je vais au 410 Évangéline, je discute avec mes autres colocataires », affirme pour sa part, Julie Godin.
La création de partenariat était aussi facilitée par cette proximité.
« Le fait de travailler dans les mêmes bureaux que d’autres organismes culturels, cela fait que si tu as un besoin d’un partenariat, tu peux aller rencontrer directement la personne », commente Mme Godin.
Télé-Québec indique avoir pris en compte le fait que le bâtiment est un important lieu des organismes culturels et médiatiques à Sept-Îles.
« Nous sommes tout à fait conscients du sérieux de la situation pour les organismes de la Maison des médias. C’est pourquoi nous avons pris grand soin d’aviser nos locataires du non-renouvellement de leurs baux (au 1er septembre 2025) le 13 décembre dernier », écrit Catherine Leboeuf du Service des relations publiques et de presse de Télé-Québec. « Nous avons également pris en considération les diverses demandes des locataires, afin de mitiger au maximum les inconvénients engendrés par cette situation. »
Autant Panache art actuel que le Festival du film de Sept-Îles affirme être toujours en réflexion, concernant de possibles futurs locaux.
« On regarde pour peut-être pour louer un bureau individuel ou partager un local avec une autre entreprise, parce que je suis le seul employé », dit Christophe James.
Du côté de Panache, il est un peu plus compliqué de trouver un local, parce qu’il souhaite trouver une salle d’exposition.
« On ne peut pas seulement avoir une boîte postale. On veut pouvoir accueillir les artistes qui viennent exposer chez nous », dit Mme Godin.
Pas d’acquéreur
Télé-Québec a décidé de se départir de la maison des médias, parce qu’il « ne souhaite plus gérer les bâtiments, mais plutôt louer des espaces qui correspondent bien à ses besoins d’aujourd’hui », écrit Mme Leboeuf de Télé-Québec. Elle indique également qu’il était difficile de bien servir les locataires, en raison de la distance pour l’équipe de gestion immobilière qui est à Montréal.
Les démarches pour trouver un nouvel acquéreur sont toujours en cours. L’emplacement du bâtiment dans un quartier résidentiel limite les possibilités de trouver un nouveau propriétaire, explique Télé-Québec. À savoir le prix demandé pour le bâtiment, Télé-Québec affirme qu’il n’est pas connu, parce qu’aucune négociation n’a été amorcée avec un acquéreur potentiel.
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