Élyme des sables | Le confort peut influencer la durée de vie

Par Marie-Eve Poulin 11:50 AM - 3 juillet 2024
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Michel Bellavance, directeur général de l’Élyme des sables.

Des soins spécialisés et un bon environnement peuvent impacter la durée de vie des patients. Parfois, de petits miracles surviennent.

À l’Élyme des sables, les médecins et le personnel soignant sont habitués et très à l’aise avec l’aide médicale à mourir et la sédation palliative continue, puisqu’ils administrent déjà des soins de fin de vie.

« L’aide médicale à mourir, c’est vraiment pour des cas exceptionnels de souffrance qui ne peuvent pas être soulagés », mentionne le directeur de la maison de soins palliatifs, Michel Bellavance.

Il affirme que les soins palliatifs ont grandement évolué et que son personnel est spécialisé dans ce domaine. Sans vouloir enlever quoique ce soit au CISSS, qui fait un excellent travail, il mentionne qu’il est arrivé que des patients se rendent à l’Élyme des sables avec l’intention de demander l’aide médicale à mourir, mais qu’ils ont changé d’avis, grâce aux soins spécialisés octroyés.

« C’est arrivé qu’il y ait eu des demandes d’aide médicale à mourir, mais qu’en fin de compte, les gens aient changé d’idée », dit-il. « Parce qu’en étant rendu dans une maison de soins palliatifs, on était en mesure de diminuer la douleur et ils sentaient moins qu’ils étaient en état de dépendance. On essaie aussi de garder l’autonomie le plus longtemps possible.»

Ces gens n’ont pas abandonné l’idée de l’aide médicale à mourir, mais l’ont repoussée.

Le directeur rapporte qu’il a même vu des gens ressortir de l’Élyme des sables en se disant « je peux encore faire quand même un bout pas trop exigeant, ni trop douloureux ». 

« C’est sûr qu’au niveau du CISSS, ils font un excellent travail, mais c’est différent, parce que c’est beaucoup plus gros. Ce sont des gens compétents, mais pas nécessairement des gens spécialisés », dit M. Bellavance. « L’environnement est différent, aussi. On ne se le cache pas, ce n’est pas du tout la même chose.»

Il explique que lorsque les gens retrouvent une certaine quiétude, une certaine sérénité, une paix et du personnel en permanence autour d’eux, parfois, ça les fait réfléchir. Autant eux, que la famille qui les accompagne. 

Le directeur des services professionnels du CISSS Côte-Nord, Dr Jean-François Labelle, rappelle qu’il est important de comprendre que, dans le domaine de la santé, on ne travaille pas avec des machines, mais bien des humains.

« La médecine demeure une science et un art. Nous travaillons avec l’humain dans toute sa splendeur et sa fragilité », dit-il. « Il est courant de constater que plusieurs patients renversent des pronostics cliniques.»

Dr Labelle mentionne qu’un médecin doit demeurer prudent et humble, dans les prévisions qu’il peut formuler sur le pronostic d’un patient. 

« Plusieurs facteurs peuvent influencer la durée de vie d’un patient, ses capacités et son autonomie. Un des facteurs importants demeure le bien-être (confort) et la confiance du patient dans son environnement », explique Dr Jean-François Labelle. « Un patient bien entouré, confortable et confiant pourra parfois réussir à optimiser ses capacités ». 

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