Le fondateur du Club de judo de Port-Cartier au Temple de la renommée

Par Sylvain Turcotte 4:00 PM - 2 juillet 2024
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Le nouvel intronisé, Réjean Lavoie (au centre à l’avant), accompagné sur la photo du directeur général de Judo Québec, Jean-François Marceau, du vice-président du CA du Club de judo Torri (Anjou), Bernard Stawarz, et du président du CA de Judo Québec, Patrick Kearney. Photo Yannick Légaré

Le fondateur du Club Judokan de Port-Cartier fait partie des grands depuis le 15 juin. Réjean Lavoie a été intronisé au Temple de la renommée de Judo Québec à titre de pionnier-bâtisseur – niveau Émérite. 

« C’est un très bel honneur, après tant d’années, près de 50 ans de judo, pour les efforts mis dans tous les clubs », a mentionné M. Lavoie.

L’homme de 72 ans est arrivé à Sept-Îles en 1973. Il y sera resté trois ans, obtenant d’ailleurs sa ceinture noire sous la gouverne de Gilles Deschamps. 

Peu de temps après cet accomplissement, M. Deschamps a eu un appel de la Ville de Port-Cartier pour ouvrir un club de judo. Avec sa ceinture noire en poche, Réjean Lavoie était la personne désignée.

Il aura vécu tout un début alors que la première année de cours s’est faite sur un stage de théâtre, la deuxième dans une école à installer et enlever les tapis chaque fois, pour par la suite avoir un local permanent au Centre Éducatif L’Abri. Port-Cartier a d’ailleurs accueilli les Championnats provinciaux en 1984.

Réjean Lavoie aura formé plusieurs athlètes à Port-Cartier. Il est impossible de passer sous silence Lyne Poirier, qui a pris part aux Olympiques de 1992 à Barcelone. C’était la première fois que le judo féminin était des Jeux. 

L’intronisé a également parlé de Jean-François Marceau qui « a fait une belle carrière de judo ». Originaire de Port-Cartier, M. Marceau est d’ailleurs directeur général de Judo Québec depuis novembre 2012. 

Réjean Lavoie aura été directeur technique du Club Judokan de Port-Cartier de 1976 à 1988. 

« Ça m’a donné l’expérience au niveau de l’enseignement et de la gestion d’un club de judo. On est là pour former les jeunes et faire qu’il soit de bons humains », a-t-il dit. 

À Port-Cartier, il aura mené de main de maître le club de judo à un tel point que le club a atteint la barre des 100 membres. Le dojo est devenu permanent à sa sixième année d’existence.  

Après avoir quitté la Côte-Nord pour des raisons familiales, M. Lavoie a été entraîneur durant dix ans à Jonquière. Il a poursuivi par la suite en mettant sur pied d’autres clubs de judo, soit à Anjou (1999), Mascouche (2016) et Sainte-Marie (2018). 

En 2017, le Club d’Anjou comptait plus de 1150 membres. Cette marque demeure, à ce jour, un record loin d’être approché, pour Judo Québec.

Avec M. Lavoie, la Côte-Nord compte douze intronisés au Temple de la renommée de Judo Québec. Les autres sont, à titre de pionniers-bâtisseurs, Gilles Deschamps, Martineau Bouchard, Andrée Ruest, Gisèle Gravel et Gildor Pearson, ainsi qu’à titre d’athlètes Lorraine Méthot, Lyne Poirier, Roger Côté, Jean-Pierre Cantin, Jean-François Marceau et Marie-Hélène Chisholm.

Ce qu’ils ont dit à propos de M. Lavoie

« Réjean incarne pour moi les valeurs de courage et de dépassement de soi. À travers ses enseignements, il m’a transmis sa passion pour le judo et la rigueur à l’entraînement. Je me rappelle très bien ses encouragements pour s’entraîner avec une bonne intensité. Réjean avait à cœur de transmettre ses connaissances. Il croyait fermement en les bienfaits de faire compétitionner les jeunes autant dans les défaites que les victoires. » – Jean-François Marceau, natif de Port-Cartier, et directeur général de Judo Québec

« Ce n’est pas compliqué, c’est lui qui m’a donné la passion du judo. Il a su rendre la pratique du judo agréable et a toujours cru en nous. Il nous traînait tous les mois en minibus à Québec et Montréal pour faire les compétitions, il n’en manquait pas une ! Ç’a été un super coach et il mérite les honneurs qui lui sont attribués. » – Lyne Poirier 

« Réjean est facile d’approche, toujours souriant et positif. C’est un très bel exemple pour les générations qui suivent tant sur le plan du judo que sur le plan humain. Ce qu’il m’a apporté, c’est que du positif. » – Jacynthe Maloney, athlète formée au Club de Port-Cartier qui a performé sur la scène internationale

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