Yanick Tremblay, un père plus que passionné
Les trois hockeyeurs de la Côte-Nord qui évoluent cette saison avec les Élites de Jonquière, les Septiliens Mathias Laflamme et Greg Tremblay ainsi que le Baie-Comois William Jean (au centre). Greg Tremblay peut compter sur le support de son père Yanick, présent à plusieurs matchs locaux.
La passion, c’est ce qui anime Yanick Tremblay, le père de Greg qui évolue avec les Élites de Jonquière M18 AAA cette saison. Il cumule les kilomètres pour aller voir jouer fiston, de Sept-Îles au Saguenay.
« Les jeunes sont chanceux d’avoir des parents qui s’investissent autant. Ce n’est pas que de l’argent, c’est du temps », fait savoir Yanick Tremblay.
Depuis deux ans, il passe quatre de ses semaines de vacances au Saguenay pour la participation de son plus jeune, Greg, au camp des Élites. Cette année, Il avait loué un condo pour le séjour. Le défenseur se sera taillé un poste avec Jonquière.
C’est près de 6 000 km de route au compteur pour Yanick Tremblay, depuis le mois d’août. Son nouveau pick up, un 2023, est déjà rendu à 28 000 km.
C’est aussi des heures supplémentaires au travail, transposées en congé pour assister aux matchs locaux des Élites. Il compte y être pour chacune des fins de semaine pour lesquelles il y aura deux matchs.
Le paternel, et aussi Josée Gendron, sa femme, en ont fait tout autant dans les trois dernières années, alors que Greg évoluait pour les Nord-Côtiers ou les Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
« Tu n’es pas obligé de suivre. Tous les matchs (des Élites), on peut les voir en vidéo, mais on le fait par passion », soutient-il.
Cette année, le couple sauve sur l’hôtel lorsqu’ils vont au Saguenay. Leur autre fils, Jessy, étudie là-bas. Ils profitent donc de la chambre supplémentaire du 4 ½.
« Chaque fin de semaine au Saguenay, ça coûte aussi 1 000 $ chez Costo », lance M. Tremblay en riant.
Parlant de facture, pour celle de Greg avec les Élites : 250 $ pour le camp en mai, 400 $ pour celui en août, 8 000 $ pour la saison et 175 $ par semaine pour la pension. Au moins, il a cinq bâtons fournis, le casque et les gants. Les équipes M18 AAA bénéficient d’un rabais pour les patins CCM, mais le Septilien ne jure que par Bauer dans ses pieds. Ces jeunes de moins de 18 ans sont encore en pleine croissance.
Oui, le hockey élite coûte cher. Yanick Tremblay soutient que ce ne sont pas tous les meilleurs joueurs qui sortent de la ville, justement en raison des coûts. Il estime que des programmes d’aide devraient être offerts, tout comme des crédits d’impôt.
François Laflamme et Lisa-Marie Gallant, des habitués au sport de compétition
À découvrir
Des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.