Reno Vaillancourt est bien placé pour dire que ça coûte cher le hockey au niveau élite. Son plus jeune, Zach, joue avec les Nord-Côtiers M13 AAA, son plus vieux, Hugo, avec les Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean M15 AAA Élite.
Avec les Nord-Côtiers, c’est 4 800 $ d’entrée de jeu. En plus, Zach fait partie de la concentration-hockey de l’Institut d’enseignement de Sept-Îles. On ajoute donc 5 200 $.
Pour Hugo, 6 800 $ en partant, et 175 $ par mois pour la pension (septembre à juin).
10 000 + 15 000 (environ) égal 25 000 $.
En plus, pour le début de la saison des Espoirs, jusqu’à la fin octobre, ce sont les parents qui doivent voyager les jeunes pour les parties sur la route.
Pour se donner une chance, Reno Vaillancourt est déménagé de Longue-Pointe-de-Mingan à Sept-Îles, il y a quatre ans.
L’an passé, il est sorti de Sept-Îles pour un impressionnant nombre de 28 fins de semaine pour le hockey de ses fils.
Ça pourrait ressembler à ça aussi, cet hiver. Novembre ne sera pas passé qu’il aura vu ses deux gars en tournoi, Zach à Laval, Hugo à Drummondville.
Combien ça coûte tout ça ? « Ce n’est pas disable ! »
« Il faut aimer ça, car on pourrait faire autre chose. Et si on fait ça, car on rêve à la Ligue nationale pour notre jeune, on est dans le champ », assure-t-il.
Parole de Reno Vaillancourt, « dans la LHEQ, c’est clair que c’est la Côte-Nord qui a le plus de frais. » Tout ça dans le contexte de la réalité nord-côtière, de la distance pour les déplacements et des frais pour l’autocar qui transporte les équipes pour les matchs.
François Laflamme et Lisa-Marie Gallant, des habitués au sport de compétition
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