Photo d’archives du mois : la classe de Mademoiselle Allard
Classe de Mademoiselle Allard à l’école Blanche, 1959. Archives nationales à Sept-Îles, fonds Sept-Îles Photo ltée (P59, S2, D1A). Photo Sept-Îles Photo ltée.
Construite en 1928 ou 1931, selon les sources, sur la deuxième rue, derrière l’ancienne église Saint-Joseph, l’école Blanche de Sept-Îles a vu passer des générations d’élèves sur ses bancs, jusqu’au début des années 1960.
C’est en 1959 que la rentrée scolaire se fait pour la dernière fois sur l’avenue Brochu. Sur cette photographie, l’institutrice, mademoiselle Nicole Allard, a préparé une dictée pour sa classe de garçons, installée au deuxième étage de l’école. Pour les besoins de l’exercice, elle utilise le cahier Mon premier livre de lecture de Marguerite Forest et Madeleine Ouimet, qui sera en vigueur dans les écoles du Québec jusqu’au début des années 1970. En guise de récompense pour leurs efforts scolaires, les jeunes garçons recevront des albums à colorier à caractère religieux, dont En visite chez le bon Dieu, en plus des livres de contes Bonsoir les jouets et Histoires de bêtes.
En avril 1959, la commission scolaire catholique de Sept-Îles projette, outre la démolition de l’école Blanche, la construction d’une nouvelle école de 12 classes (aujourd’hui l’école Flemming) et la transformation du couvent Saint-Joseph, l’immeuble voisin, en résidence pour les Sœurs de Saint-Paul de Chartres (aujourd’hui la commission scolaire Eastern Shores). En août, l’école Blanche est donc condamnée. Mais contre toute attente, elle ne sera pas démolie comme prévu. Au printemps 1960, le bâtiment est simplement déménagé de quelques mètres, sur l’avenue Cartier.
En septembre de la même année, on y fait la classe à 184 élèves répartis en six groupes. Rappelons que l’école Blanche est toujours debout et qu’elle abrite depuis 1982 l’auberge internationale Le Tangon. Après le déplacement de l’école Blanche, Mademoiselle Allard enseignera dans d’autres écoles de Sept-Îles, dont l’école Lavallée en 1961 et l’école Marie-Immaculée dès 1962, en plus d’être membre du comité féminin de la Chambre de commerce des jeunes de Sept-Îles.
Sources :
Annuaires Polk de Sept-Îles, de 1961 à 1975, R. L. Polk & Co. Ltd., Québec.
L’Avenir and Sept-Îles Journal, 5 mars 1959, vol. 22, no 31, p. 18.
L’Avenir and Sept-Îles Journal, 16 avril 1959, vol. 22, no 37, p. 12.
L’Avenir and Sept-Îles Journal, 27 août 1959, vol. 23, no 5, p. 2.
L’Avenir and Sept-Îles Journal, 6 octobre 1960, vol. 24, no 16, p. 20.
Porlier-Forbes, Fernande et Manon Gasse, Sept-Îles : du village à la ville, Ville de Sept-Îles, 2002, 274
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