Le maire de Sept-Îles irrité par le manque d’effectifs policiers

Par Sylvain Turcotte 4:00 PM - 27 juin 2023
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Le maire de Sept-Îles déplore s’être fait dire qu’il manquait d’effectifs policiers, lorsqu’il a composé le *4141 il y a une dizaine de jours, pour un homme intoxiqué dans un véhicule.

C’est la journée de la fête des Pères. Après un déjeuner dans un restaurant, Steeve Beaupré aperçoit quelqu’un qu’il décrit comme étant un homme, fin trentaine, début quarantaine, en train de fumer son joint, les yeux rougis, intoxiqué par la drogue, à bord de son véhicule.

Il compose le *4141 pour demander à ce que des policiers soient dépêchés. L’individu s’est déplacé dans le stationnement de Place de Ville en conduisant, selon ce que rapporte le maire. 

Il se serait fait répondre par la répartitrice qu’il n’y avait pas d’effectifs disponibles. Des policiers étaient mobilisés pour le face-à-face, à une quinzaine de kilomètres à l’est de Sept-Îles. 

Quelques heures plus tard, il reçoit un appel d’une agente qui lui demande s’il veut faire une déposition. « Il est trop tard, il faut que la personne soit pognée en flagrant délit », raconte-t-il au Nord-Côtier. 

La Sécurité publique de Uashat mak Mani-utenam est intervenu dans le dossier, interceptant l’homme, sans pouvoir porter d’accusation criminelle, puisqu’il n’était pas dans son véhicule à leur arrivée. 

« C’est la journée de la fête des Pères, il y a plein de gens qui vont dans les restaurants et il risque de frapper quelqu’un », déplore Steeve Beaupré, qui trouve regrettable cette situation. « Je suis insatisfait. J’ai voulu faire mon devoir de citoyen. La drogue au volant semble banalisée, mais pas le fléau de l’alcool. » 

M. Beaupré a aussi reçu un appel d’un lieutenant de la SQ dans les jours suivants, mais il n’en démord pas.

« Moi, je suis préoccupé par le fait que j’ai dénoncé un acte criminel et que la SQ m’a répondu qu’il n’y avait pas assez d’effectifs pour répondre à ma demande. Même si la SPUM est intervenue en back up plus tard, ce n’est pas à la SPUM que la Ville verse 5 millions par année pour les services de la SQ, mais bel et bien à la SQ. »

De son côté, le porte-parole de la Sûreté du Québec, Hugues Beaulieu, précise que « lorsqu’il y a un appel, c’est classé par urgence d’agir. Les policiers étaient occupés par un appel sécuritaire (accident). Le dossier a été pris en charge par un partenaire, la Sécurité publique de Uashat mak Mani-utenam, qui a rapidement localisé l’individu et procédé à l’intervention requise. »