Un Nord-Côtier sur quatre en insécurité alimentaire dans les villages éloignés

Par Maxim Villeneuve 11:30 AM - 08 octobre 2022
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L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a révélé qu’un Nord-Côtier sur quatre vivant dans des villages éloignés est en situation d’insécurité alimentaire. L’organisation effectue une recherche sur l’effet des coopératives d’alimentation dans des communautés où il faut faire plusieurs kilomètres pour acheter de la nourriture.

L’INSPQ cherche à savoir si l’implantation d’une coop dans ces communautés éloignées a un impact sur la qualité de vie des habitants.

« Est-ce que de rapprocher les commerces alimentaires des consommateurs va faire en sorte qu’ils vont avoir une meilleure qualité de vie, une meilleure alimentation ? », se demande la coordonnatrice du projet, Gabrielle Durette.

L’étude est réalisée dans des villages considérés comme des « déserts alimentaires ». Selon L’INSPQ, ce sont des endroits où le commerce le plus près est situé à plus de 16 kilomètres et qui ont une défavorisation au plan socio-économique.

L’Institut s’est intéressé au processus d’implantation d’une coop alimentaire à Gallix, à Rivière-Saint-Jean et Magpie. Ces projets en sont encore à l’étape de développement.

L’INSPQ suit aussi la coop de Rivière-Pentecôte. Comme celle-ci est ouverte depuis plus de six mois, il sera possible d’identifier les effets dès la prochaine collecte de données.

L’objectif est de voir les effets des coops sur l’alimentation, les habitudes d’achat, la santé ainsi que la vitalité et le bien-être communautaire.

Ce qui a été observé lors de la première collecte d’information, c’est que de nombreuses familles vivent de l’insécurité alimentaire.

« Être dans l’insécurité alimentaire, ça a des effets négatifs sur la qualité de l’alimentation et la santé physique et mentale », affirme Mme Durette.

Cette dernière ajoute que l’éloignement réduit l’accès à des produits frais.

« On pense que ça pourrait avoir un effet négatif comme de réduire la consommation de fruits et légumes », explique-t-elle.

Les collectes de données sont réalisées par moyen de questionnaires envoyés aux résidents. La deuxième phase est entamée.

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