Quels sont les programmes spécialisés dans nos écoles?

Par Marie-Eve Poulin 8:00 AM - 24 mars 2022
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La classe de 3e année de Madame Chantale Poirier à l’école Marie-Immaculée de Sept-Îles est organisée pour répondre aux besoins de tous ses élèves. Cette classe n’ayant pas de spécialité reçoit la visite de l’orthopédagogue pour diverses activités dans le but de soutenir les élèves qui auraient plus de difficulté dans certaines matières.

Un des grands principes des programmes éducatifs dans le milieu scolaire dit que les enfants sont des êtres uniques. Mais qu’en est-il des services offerts dans les écoles de Sept-Îles pour répondre aux besoins de tous?

Pour les services spécialisés, l’école Jacques-Cartier de Sept-Îles est celle désignée pour accueillir les élèves en adaptation scolaire. Ce sont cinq classes qui peuvent répondre aux besoins des enfants ayant un handicap, un trouble d’adaptation scolaire.

Au secondaire, où on compte 19 classes d’adaptation scolaire, un projet pilote a vu le jour pour l’année 2021-2022. Un groupe de 12 élèves ayant divers diagnostics offre un encadrement stable et sécurisant. L’enseignement modulaire permet à chacun d’apprendre à son rythme.

« En lien avec la douance et les classes de langage, nous favorisons une approche inclusive qui permet aux élèves de développer leurs compétences et aux enseignants de répondre à leurs besoins dans un contexte intégré », explique Kathleen Boulianne, directrice des services éducatifs au Centre de services scolaire du Fer.

Choix de cours

Au primaire, l’école Gamache offre la possibilité à 48 élèves de 6 e  année, de faire une demi-année en anglais intensif. De son côté, l’école du Boisé offre des heures supplémentaires d’anglais pour les 5e et 6e  années. Les élèves du troisième cycle de l’école Camille-Marcoux ont l’option concentration musique.

Au secondaire, des choix de profils sont possibles selon les intérêts et selon les choix de cours préalables à une admission au collégial pour les 4e et 5e secondaires. Les profils sont : arts plastiques, concentration sport, horizon sportif, multimédia et art dramatique.

« Les critères dépendent de chacun des profils. Certains sont en lien avec les résultats académiques, d’autres par des tests physiques, des productions d’élèves ou des lettres d’intérêt », explique Mme Boulianne.

Encore au secondaire, l’Institut d’Enseignement de Sept-Îles offre des options sportives en concentration hockey, badminton, volleyball et plein air. Le profil arts inclut les arts plastiques et dramatiques ainsi que multimédia.

Des parents aimeraient des services plus adaptés et variés

Les services actuels dans les écoles de nos régions sont trop limités rapportent des parents. Ceux-ci réclament des services plus adaptés aux besoins des enfants et plus de variétés au niveau des programmes. Les demandes sont nombreuses, mais en voici quelques-unes.

« Au secondaire, ce serait bien le retour du cours d’économie familiale. Apprendre à coudre, à regarder les spéciaux à l’épicerie, à se faire un budget, à cuisiner des repas sains, simples et économiques », dit Josée Gagné Bergeron, maman de quatre enfants.

Concernant les choix de profils, le directeur général du Centre de services scolaire du Fer, Richard Poirier dit qu’au secondaire, chaque année, ils font des analyses pour savoir ce qu’ils sont en mesure de mettre en place dans l’organisation pour répondre le mieux possible aux besoins en tenant compte des ressources disponibles.

« Au primaire, si exemple une école envisageait quelque chose, il faudrait analyser le programme et la volonté de l’équipe-école », explique-t-il.

C’est lors d’une discussion avec des enseignantes qu’une d’entre elles dit qu’il « faudrait une classe pour les dysphasiques ».

Josée Gagné Bergeron apporte aussi comme point que des services en orthophonie ou en orthopédagogie seraient vraiment appréciés pour le troisième cycle du primaire et au secondaire. « Ils sont maintenant détectés plus jeunes ceux qui ont des besoins, mais je trouve qu’ils manquent de services en vieillissant. Parfois, d’autres problématiques se développent ou n’ont pas été répondues », ajoute-t-elle.

« On a parfois des demandes de façon plus individuelles, mais c’est certain qu’on n’a pas de demandes qui permettraient de générer un milieu plus spécialisé là-dedans (en parlant des classes de douance ou de langage) », dit Richard Poirier. Il ajoute que des services sont déployés quand des élèves sont dans ces situations-là.

Marie-Pier Deschênes, mère d’un enfant, soutient que « le meilleur des deux mondes serait une école alternative… dans un lab-école. Imaginez que chaque enfant puisse avoir l’opportunité de se développer selon son potentiel, à son rythme, selon ses caractéristiques personnelles sans avoir à “fitter” dans un cadre préétabli ».

La question d’une école alternative étant soulevée, le directeur général du Centre de services scolaire du Fer explique que « ce serait à analyser, il faudrait se demander : est-ce que ça répond au besoin de certains enfants ou d’une majorité? Ce sont des choses que nous devons évaluer. Au départ, il faut une volonté dans le milieu et pour pouvoir l’analyser il faut voir : est-ce qu’il y a une équipe-école, un environnement qui est prêt à avancer là-dedans? Ce sera à réfléchir, ça fait partie des approches parmi d’autres ».

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