Il y a encore du travail à faire pour les accès des personnes handicapées à Sept-Îles

Par Sylvain Turcotte 8:30 AM - 03 décembre 2021
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Quand on dit qu’une image vaut mille mots, en voici la preuve. En raison de la largeur insuffisante de certains stationnements pour personnes handicapées, Christian Ratté doit stationner sa voiture (blanche) de reculons. En sortant de l’entrevue, une femme avait garé son pick up dans l’espace réservée pour l’accès à la rampe.

Il y a encore beaucoup à faire pour l’accessibilité des personnes handicapées, particulièrement au Québec, avance le Septilien Christian Ratté. L’homme de 51 ans compose encore avec des situations déplorables, des stationnements mal adaptés, des espaces non déneigés.

« Les stationnements pour personnes handicapées ne sont pas assez larges », déplore-t-il. Les espaces ne laissent aucune latitude.

« En hiver, à certains endroits, c’est mal déneigé. Pour une personne qui n’a pas de stabilité, un pouce de neige ça devient très problématique », confesse-t-il.

Il allègue que les policiers sont souvent hésitants à donner des contraventions pour des véhicules stationnés illégalement dans les espaces réservées aux personnes handicapées à Sept-Îles contrairement à d’autres villes qu’il a visitées.

« J’ai appelé à plusieurs reprises, et j’ai souvenir que deux fois ils sont venus et ils n’ont pas donné de ticket ».

Toutes les situations qu’ils constatent face aux accès pour les personnes handicapées, Christian Ratté assure que ce ne sont pas des caprices, « mais un réel gros problème. »

C’est commun, certaines personnes utilisent les stationnements « bleus » en se disant qu’elles ne sont là que pour deux minutes. « Mais, nous, on ne le sait pas c’est pour combien de temps qu’ils ont pris notre espace. Moi je n’ai pas trop de misère à me déplacer avec mon fauteuil, mais d’autres oui. C’est peut-être la place de votre cousin ou de votre futur beau-père que vous venez de prendre. Tout le monde connaît quelqu’un qui a une vignette pour personnes handicapées », soutient-il, ajoutant qu’à certains endroits leur stationnement se trouve trop loin des portes d’entrée.

M. Ratté avance qu’il y a encore beaucoup de travail à faire au Québec.

« On est loin des autres provinces ou des États-Unis. En Ontario, les amendes sont plus élevées. C’est une question de respect. Il y a un travail de dissuasion qui doit se faire. Même le milieu de la construction doit faire sa part. C’est inconcevable à certains endroits que les accès et les rampes ne soient pas selon le code du bâtiment. Ça s’améliore, mais je remarque encore des manques. On est en 2021, bientôt 2021. Pourrait-on être aux normes ? », conclut M. Ratté, qui s’adonne entre autres au basketball et au tennis en fauteuil roulant.

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