Plus payant vendre du café qu’être éducatrice en CPE

Par Emy-Jane Déry 10:17 AM - 16 juillet 2021
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« On a deux étudiantes en technique d’éducation à l’enfance qui ont dû réfléchir à deux fois avant de travailler à temps plein tout l’été au CPE, car il aurait été plus payant pour elles de vendre du café, que de travailler comme éducatrices », a affirmé Sonia Charette, représentante syndicale des Métallos à Rouyn‑Noranda et anciennement une éducatrice en CPE.

Des éducatrices ont aussi dû annuler des semaines de vacances, puisqu’il n’y avait personne pour les remplacer. 

Le Syndicat des Métallos représente le personnel du CPE Touchatouille de Port-Cartier et d’Au jardin de Pierrot, de Rouyn-Noranda.

Les conventions collectives de ces métallos, et de tous les syndiqués en CPE à l’échelle du Québec, sont échues depuis le 1er avril 2020. 

Les syndicats envisagent d’exercer des moyens de pression dans l’espoir de convaincre le gouvernement de négocier des ententes équitables.

« On dénonce les offres du gouvernement et on réclame des salaires et des conditions de travail pour les travailleuses et travailleurs en CPE qui confirment pleinement leur importance ainsi que le besoin urgent de recruter et retenir davantage de personnel dans ce secteur critique », a affirmé Dany Maltais, représentant syndical des Métallos sur la Côte-Nord.

Suite à l’offre présentée par Québec, il demande des « améliorations considérables ». 

« Le gouvernement a bien beau d’offrir 2 % ou 3 % par année, mais ce n’est pas avec ça qu’il va attirer des éducatrices à étudier en technique d’éducation à l’enfance et à rester dans le réseau », a fait valoir Manon Leclerc, éducatrice en CPE à Rouyn-Noranda. 

Selon les Métallos, une éducatrice sur trois songe à démissionner. 

« Le gouvernement a beau de dire qu’il va développer des nouvelles places, mais qui va y travailler? », a questionné Mme Charette. 

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