Elle raconte Port-Cartier avec passion depuis 20 ans

Par Maxim Villeneuve 6:00 AM - 06 juillet 2021
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Guylaine Rioux accompagnée de Jean-Marie Martin devant l’affiche d’hommage à ses 20 ans de service. Photo courtoisie

Une pionnière du Centre d’Interprétation de Port-Cartier, Guylaine Rioux, célèbre ses vingt ans de services. Sa voix porte sa passion et son amour pour l’histoire depuis 2001.

Mme Rioux a grandi en écoutant sa grand-mère et ses amis se conter de vieilles histoires. Sa grand-mère était une conteuse incroyable et c’est elle qui lui a transmis l’amour de l’histoire.

Les grands-parents de Mme Rioux font partie des premiers habitants de la ville. Après s’être mariés, ils ont quitté Sainte-Anne-des-Monts en 1921. Son grand-père est devenu l’un des premiers policiers de Shelter Bay.

En vingt ans, Mme Rioux a appris l’histoire par cœur. Elle a été témoin des changements et des personnages marquants. Cette dernière a un amour profond pour Port-Cartier. La nature et les gens sont la source de cet attachement.

« J’ai toujours été fière de ma ville », exprime-t-elle.

Mme Rioux travaillait dans l’hôtellerie et la restauration avant de se pencher sur l’histoire. Cette dernière a appliqué comme archiviste au Centre d’interprétation, à la suite de la naissance de ses enfants.

Il n’a pas été bien long avant qu’elle devienne guide interprète et formatrice. Mme Rioux a travaillé au développement de plusieurs expositions aux côtés du président du Centre d’interprétation, Jean-Marie Martin. Elle a ajouté de sa couleur à toutes les expositions et participe à la recherche de nouveauté chaque année.

Dans ses débuts, les expositions estivales avaient lieu dans le sous-sol de l’église Sacré-Cœur. Cela signifiait beaucoup d’effort pour monter l’exposition au début de la saison et la démonter à l’automne.

À sa deuxième année au Centre d’interprétation, Mme Rioux a proposé d’aller raconter l’histoire dans les écoles. Il s’en est suivi divers projets avec les enfants, comme la création d’un cahier pédagogique à colorier. Mme Rioux allait aussi au centre de jour pour se remémorer le passé avec les personnes âgées.

Elle est maintenant une conteuse de métier, mais pourtant, la gêne l’envahissait lorsqu’elle était à l’école. Mme Rioux ne s’était jamais imaginé travailler à parler devant des gens tous les jours. Son rêve était de devenir archéologue.

Marqué par l’histoire

Les deux dernières décennies au Centre d’interprétation lui ont fait rencontrer des centaines de personnes. Ce qui a le plus marqué Mme Rioux est d’avoir rencontré des gens de l’ancienne ville de Gagnon. Cette ville a fermé en 1985, en pleine crise économique. Leur amour et leurs histoires pour leur ancien lieu de résidence ont grandement ému Mme Rioux.

La crise économique des années 1980 a aussi fortement marqué l’imaginaire de la guide interprète. Cette dame qui a un profond amour de sa ville l’a vu perdre la majorité de ses habitants.

Un avenir rassurant

Bien que la relève soit peu nombreuse, Mme Rioux ne se dit pas inquiète pour l’avenir du Centre d’interprétation. Elle témoigne des belles relations qu’elle a créées avec ses anciens guides et elle est confiante qu’il y en aura encore d’autres. Pour Mme Rioux, il est bien important de maintenir les activités du Centre.

« Il ne faut pas que notre histoire se perde », insiste-t-elle.

Pour la ville, Mme Rioux voit un futur brillant aussi.

« L’avenir de Port-Cartier, ça ne m’inquiète pas », déclare cette dernière.

Cette assurance provient des hauts et bas de la municipalité, dont elle a été témoin. Mme Rioux sait que Port-Cartier se relève toujours.

Un hommage émouvant

Mme Rioux s’est dite très touchée par l’hommage que le Centre d’interprétation lui a rendu pour ses 20 ans de carrière. Une affiche d’elle peut maintenant être aperçue dans le Centre.

« Quand les gens viennent, ils me voient en double », ricane-t-elle.

La guide interprète est maintenant affichée avec les personnages dont elle raconte l’histoire depuis bien des années.

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