Une Marche du 1er juillet pour faire changer l’histoire

Par Sylvain Turcotte 9:51 AM - 02 juillet 2021
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Quelque 400 personnes ont participé à la Marche du 1er juillet, en mémoire des enfants disparus des pensionnats autochtones. Photo : Julien Choquette

C’est par centaines, voire quelque 400 personnes, que des gens ont pris part à la Marche du 1er juillet, à Mani-utenam, en mémoire des enfants disparus des pensionnats autochtones.

Une marche pour démontrer que chaque enfant compte (kassinu auass apatenit akushu), pour avancer, pour faire changer l’histoire.

Autochtones et allochtones ont marché jusqu’au site d’Innu Nikamu, lieu autrefois du pensionnat. Une cérémonie a couronné l’événement avec un message porteur, un chant, des chandelles pour représenter les anges décédés, mais aussi l’envolée de lanternes, la lumière pour retrouver la paix.  

Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, et le chef d’Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, Mike Mckenzie, ont marché ensemble.

« C’est un moment historique. La reconnaissance de l’histoire est obligée. On a longtemps été dans le déni. C’est une étape importante ce qui se passe. Il n’y a plus d’excuses pour ne pas régler les choses et passer à des jours meilleurs pour tout le monde », a mentionné M. Porlier.

Le chef du Conseil de bande Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, Mike Mckenzie, et le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, étaient de la marche.

« C’est une journée sombre avec ce qu’on entend (la découverte d’autres corps). Il y a une introspection, une prise de conscience à faire pour les Premières Nations. On ne veut pas juste des excuses », a souligné M. Mckenzie, alors qu’un changement de culture est espéré et que l’histoire sur les autochtones dans les écoles soit changée.

La présence d’allochtones et d’autochtones pour la marche démontre une solidarité, soutient le chef d’ITUM, qui a invité le maire de Sept-Îles pour l’occasion. « Il faut continuer le travail de rapprochement. C’est comme ça qu’on va réussir à harmoniser ».

Il a également parlé d’un crime international, d’un système à revoir. « Il ne faut pas enlever nos jeunes de leur identité, de leur culture ».

Signe de l’ampleur mondiale des événements entourant la découverte de corps d’enfants sur les sites de pensionnats autochtones, une femme originaire de la Russie, présente à la marche à Mani-utenam, a indiqué que cette nouvelle avait également fait les manchettes dans son pays.

Photo : Julien Choquette

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