Les agents correctionnels veulent que le gouvernement bouge

Par Sylvain Turcotte 9:52 AM - 04 juin 2021
Temps de lecture :

Les agents de services correctionnels ont manifesté près du Centre de détention de Sept-Îles le 4 juin entre 6h30 et 9h, question de mettre de la pression sur le gouvernement dans le cadre des négociations pour une nouvelle convention collective.

« Le gouvernement semble vivre sur une autre planète. Il semble être le seul à ne pas comprendre la tension psychologique et les risques avec lesquels les agentes et agents doivent composer au quotidien dans l’exercice de leurs fonctions », soutient Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN).  

Sondage à l’appui

Un sondage commandé à la firme Léger par le Syndicat montre que 88% des Québécoises et Québécois considèrent que le métier d’agents des services correctionnels présente un niveau de risque élevé. 92% de la population estime que la profession est difficile psychologiquement. Les résultats du sondage indiquent également que 87% des répondants trouvent anormal le fait que les agents québécois ont un salaire inférieur de 20% à celui des agents fédéraux et des agents provinciaux ontariens.

« Les nombreuses manifestations qui ont lieu dans les établissements de détention partout à travers la province depuis quelques semaines démontrent bien le ras-le-bol qui règne au sein du personnel. Il est temps que le gouvernement reconnaisse la contribution essentielle des agentes et des agents », lance de son côté la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Nathalie Arguin.

Quant au président du Conseil central Côte-Nord, il s’élève sur le fait que ça fait plus d’un an que le gouvernement se traîne les pieds à la table de négociation. « Un moment donné, on épuise la patience des travailleuses et des travailleurs. Il va falloir que le gouvernement montre qu’il prend nos revendications au sérieux et qu’il est prêt à mettre en place les solutions qui s’imposent », dit Guillaume Tremblay.

Partager cet article