« Ces petites boules-là sèment du bonheur ! »

Par Sylvain Turcotte 6:15 AM - 13 mai 2021
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À l’exception de Sherpa qui est un labrador, les cinq autres chiens sont des labernois, dont Caillou-21 sur la photo. Tous les chiens Mira que Brigitte Gagnon a eus sont des mâles en raison de la complexité de la stérilisation chez la femelle et du suivi avec la Fondation, qui a son vétérinaire.

C’est une véritable histoire d’amour qu’il y a entre Brigitte Gagnon et les chiots de la Fondation Mira, une histoire qui se renouvelle depuis 2015, malgré les séparations douloureuses. Son sixième coup de cœur, c’est Caillou-21, une romance entamée depuis une semaine.

Brigitte Gagnon ne fait jamais les choses à moitié. C’est une femme très impliquée bénévolement, « c’est dans ma nature », confie-t-elle.

Elle a œuvré bon nombre d’années au sein du Club de patinage artistique de Sept-Îles et de l’Association régionale de patinage artistique Côte-Nord. Elle a aussi fait de la Fondation Mira sa cause depuis près de six ans.

En 2015, elle a pris le relais de sa fille Alexandra comme famille d’accueil pour Spencer-15. Malgré la peine d’amour marquée par le retour du chiot à la Fondation, elle renouvelle sa mission. Il y aura donc eu Cowboy-16, Sherpa-17, Safran-18, Condor-19, et depuis une semaine, Caillou qui est entré dans sa vie.

Caillou-21

Et dire qu’après Spencer-15, Brigitte n’avait pas dans l’idée d’en avoir deux! « Mais on craque d’amour pour ces petites bêtes de poil là. »

Au fil des années, des chiens qui ont pris place dans le quotidien de Brigitte, il s’en est passé des anecdotes, notamment celle d’une étudiante en soins infirmiers, Audrey, qui avait peur de le voir en classe. Quelques mois plus tard, elle était en admiration. « Les étudiants, le chien leur fait du bien, ça leur enlève du stress, notamment en période d’examen », mentionne Brigitte.

Séparation déchirante

Même si la famille d’accueil sait que ce n’est pas pour la vie cette histoire d’amour entre elle et le chien, qu’il y a une date de fin, la séparation fait toujours mal.

« On a toujours le cœur gros de retourner le chien, on pleure chaque fois, on lui dit à l’oreille que la maison sera toujours ouverte. C’est une terrible peine jusqu’au moment où on a des nouvelles du bénéficiaire. Ça met un baume de savoir que c’est mission accomplie, que ça change leur vie », confie-t-elle. C’est important pour elle de donner au suivant.

Ces petites boules-là sèment du bonheur. Partout où tu passes, ça fait sourire les gens. Ça ne laisse personne indifférent. Le chien nous fait socialiser. Des barrières, il n’y en a pas. Tout le monde est gaga.

Famille élargie

Brigitte Gagnon tombera à la retraite de l’enseignement en soins infirmiers au Cégep de Sept-Îles en décembre prochain. Elle aimerait bien remplir la maisonnée de ses chiens mâles retraités de la Fondation. Elle a d’ailleurs déjà dit ceci à son mari, Martin Thiboutot : « t’es fait mon homme, tu en auras au moins quatre garçons ». Le couple n’a qu’un enfant, Alexandra.

Outre les chiens Mira au fil du temps, le couple a déjà deux petits caniches nains d’une quinzaine d’années, Poutchy (15 ans et demi – 12 lb) et Loulou (14 ans – 13 lb).

« Poutchy est toujours content de voir arriver un nouvel ami. Il est soumis jusqu’à ce qu’il réalise que c’est un bébé chien qui vient d’arriver. Loulou, c’est la bonne femme qui met ses culottes, c’est la chef de la meute. Elle fait comprendre au chien que ce sont ces affaires. Il y a toujours une adaptation dans les premiers jours, mais ça se passe toujours bien par la suite ».

L’histoire de Brigitte et Mira

On vous parlait d’une histoire dans l’autre texte. La voici. Elle part de sa fille Alexandra, alors que cette dernière était aux études à Sherbrooke. C’était en 2014.

Alexandra voyait toujours Marc-Olivier avec un chien Mira à bord de l’autobus, raconte Brigitte. Il lui a dit qu’il était famille d’accueil et lui a parlé des critères de sélection de la Fondation. Peu de temps après, Spencer-15 est entré dans sa vie.

Lors d’un stage à Sept-Îles Alexandra, étudiante en kinésiologie, a fait appel à sa mère pour s’occuper de sa petite bête poilue. Brigitte se devait d’avoir l’aval de son employeur, le Cégep de Sept-Îles, car le chiot doit socialiser avec les gens et être exposé à toutes sortes de situations, le bruit, le transport, les différents types d’escalier. Mme Gagnon salue et remercie d’ailleurs le Cégep pour son ouverture d’esprit depuis tout ce temps.

« Le Cégep a été d’une grande générosité. Plus tu exposes le chien aux situations, plus il deviendra un bon chien d’assistance. Pour bien performer, tu dois l’amener à des endroits passants, qu’il côtoie des gens, se retrouve dans des foules », précise Brigitte, qui, même si elle habite tout près du Cégep, dîne à la cafétéria de son lieu de travail pour donner encore plus d’occasions au chien de socialiser. « Ça prend beaucoup de patience, une certaine rigueur et une constance dans la façon d’élever le chien et il faut s’y en tenir. C’est de l’affection à tour de bras ».

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