Café Clinique – Jessica Chavarria, profession : sexologue

Par Sylvain Turcotte 11:45 AM - 06 mai 2021
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Avec son Café Clinique, la sexologue Jessica Chavarria offre différents types de rencontres et de suivis avec la clientèle. Photo courtoisie

Un café, entre personnes, c’est souvent l’endroit d’une jasette, de confidences. C’est un peu ça que Jessica Chavarria offre avec son Café Clinique. Le sujet des discussions tournera autour d’un sujet tabou et de ses sphères, la sexualité. La nouvelle résidente de Sept-Îles est bachelière en sexologie de l’UQAM.

C’est le travail qui a amené la Montréalaise sur la Côte-Nord. Pas celui de sexologue, mais un emploi au centre jeunesse comme agente en relation humaine. L’idée de cependant mettre à profit son baccalauréat lui trottait dans la tête. Et disons que les sexologues ne courent pas les rues sur la Côte-Nord. On en dénombre une à Port-Cartier et une à Baie-Comeau.

Donc, parallèlement, elle a récemment ouvert son Café Clinique, à temps partiel, de soir et la fin de semaine. Elle offre différents types de suivi avec la clientèle.

Elle veut que ce soit un endroit, un environnement où les gens vont se sentir bien, « quelque chose de convivial et agréable ». Pour le moment, c’est de son domicile, mais les rencontres peuvent aussi se tenir via la plateforme Zoom dans le contexte actuel.

« Lorsque nous allons au café, nous prenons du temps pour nous, on s’assoit, on parle, on se prend un breuvage et un petit quelque chose à manger. C’est cette même idéologie que nous voulons vous offrir. Un endroit où vous venez pour prendre soin de vous. Un milieu proche, empathique, chaleureux, une place pour discuter », décrit-elle.

Jessica Chavarria travaille auprès des enfants, des adolescents et des adultes sur les thématiques suivantes : agression sexuelle, violence conjugale, dépendance affective, questionnement quant au développement sexuel, orientation sexuelle, identité de genre, santé sexuelle, plaisirs/désirs, ainsi que d’autres sujets au fil des formations qu’elle suit.

Tabou, mais…

Se confier sur la sexualité, ça semble souvent tabou. La pandémie a toutefois créé un climat différent. « C’est fou comme il y a de la demande ».

Parler sexualité, ce n’est pas qu’associé à l’acte, mais aux interactions, à l’environnement, aux relations. « Les gens doivent se sentir bien dans ce qu’ils font, pour qui ils sont ».

« C’est encore tabou. Au lieu de consulter, les gens attendent d’être en souffrance. On est là pour travailler en prévention. Le sujet sort de la sexualité de base. « Est-ce que c’est normal? » Il y a un grand besoin d’éducation générale, mais aussi sur des aspects précis ».

Jessica Chavarria rêve d’œuvrer à temps plein comme sexologue et d’avoir une clinique avec d’autres professionnelles du milieu de la santé. L’endroit permettrait un accès à différentes ressources sous un même toit, de façon à travailler les sphères biologique, psychologique et sociale. « Il faut recruter des professionnels pour du privé. En région, c’est plus dur, mais c’est possible. Je dois me bâtir une clientèle », précise-t-elle.

www.cafeclinique.com

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