Sept-Îles et ses cols blancs entérinent la nouvelle convention collective

Par Mathieu Morasse 12:00 AM - 12 septembre 2018
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Les cols blancs de la Ville de Sept-Îles.

La nouvelle convention collective entre la Ville de Sept-Îles et ses cols blancs sera signée dans environ deux semaines. L’entente prévoit des augmentations de salaire de 10% sur 5 ans.

L’entente de principe entre les parties est intervenue tout juste avant les vacances estivales. Les employés ont voté en faveur de l’entente lors d’une assemblée tenue fin août, au retour des vacances. Le conseil municipal de Sept-Îles a autorisé la signature du nouveau contrat de travail lors de sa séance de lundi.

Les contribuables n’auront donc pas à subir de paralysie de l’appareil municipal. Rappelons que le 4 juin dernier, les cols blancs avaient voté à l’unanimité en faveur de la grève.

La soixantaine d’employés permanents, plus autant de temporaires, sont regroupés sous la bannière du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Leur contrat de travail était échu depuis le 30 septembre 2017.

La Ville concède 2%

La question salariale était le principal point en litige entre les parties. Le SCFP réclamait des hausses de salaire de 2%, tandis que la Ville voulait plutôt offrir 1%.

Ils se sont finalement entendus sur une hausse moyenne de 2% répartie comme suit: 2% en 2017, 1% en 2018, 2% en 2019, 2,5% en 2020 et 2,5% en 2021.

Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, estime que l’entente cadre avec ce qui se donne dans l’ensemble du milieu municipal québécois et avec la réalité régionale.

«À Sept-Îles, on a un environnement au niveau salarial qui fait en sorte qu’il faut être un minimum compétitif, sans naturellement l’équivalent de ce qui se donne dans la grande industrie. On pense qu’on respecte tout ça. C’est du gagnant-gagnant», affirme-t-il.

Réjean Porlier ajoute que l’augmentation de salaire de seulement 1% en 2018 reflète les périodes plus difficiles que la région a traversées. La Ville a néanmoins accepté de le compenser par des augmentations salariales de 2,5% dans les deux dernières années du contrat en misant sur la reprise économique.

«On espère à des jours meilleurs aussi au milieu économique, on travaille fort. On était bien satisfaits de tourner la page sur cette négociation-là», déclare-t-il.

 

 

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