19 000 signatures pour le désenclavement de la Côte-Nord

Par Emy-Jane Déry 12:00 AM - 30 mai 2018
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Le député péquiste Martin Ouellet, la porte-parole de la Coalition Union 138, Marjorie Deschênes, la députée péquiste Lorraine Richard et la députée fédérale Marilène Gill ont lancé un message au gouvernement libéral mercredi, à l’Assemblée nationale.

La Coalition Union 138 a déposé une pétition de près de 19 000 signatures exigeant le désenclavement de la Côte-Nord, mercredi, à l’Assemblée nationale.

La coalition citoyenne réclame la construction d’un pont sur la rivière Saguenay et le prolongement de la route 138 en Basse-Côte-Nord. Accompagnée des députés péquistes de la Côte-Nord Martin Ouellet et Lorraine Richard, ainsi que de la députée fédérale du Bloc québécois Marilène Gill, la porte-parole d’Union 138 a prié le gouvernement d’agir.

«Il est impératif que le Québec remette les pendules à l’heure et fasse preuve de gros bon sens», a clamé Marjorie Deschênes. «Qui en 2018 peut concevoir que l’unique route nationale reliant le nord-est de la province au reste du Canada soit interrompue par la présence de traversiers ? Ils ne répondent plus aux besoins de la population, en plus d’aller à l’encontre du développement durable», a poursuivi la porte-parole de la coalition.

Elle a rappelé les inconvénients reliés au service de traversiers tel que les files d’attente pour les automobilistes, les dangers routiers entraînés par le «syndrome du traversier», la pollution par le bruit imposée aux résidents et commerçants ainsi que les risques pour la préservation de la biodiversité du Fjord. La Coaltion Union 138 n’a pas manqué aussi de décrire la réalité avec laquelle les gens isolés de la Basse-Côte-Nord doivent composer.

«Il y a des personnes malades qui doivent être transportées en motoneige l’hiver pour recevoir des soins de santé», a déploré Mme Deschênes.

De son côté, Marilène Gill a qualifié la mobilisation qui s’étend sur 260 000 km de territoire de «mouvement majeur».

«Les gens se sont mobilisés partout et des gens ont fait beaucoup de route pour aller récolter des signatures et ça témoigne d’une réelle volonté de désenclaver la Cote-Nord pour son développement économique et social», a affirmé la députée fédérale.

Pour sa part, la députée de Duplessis a souligné qu’il fallait plus que des annonces dans ce dossier.

«On sait que nous sommes à la veille d’élections, des annonces seront faites, mais pour nous ce ne sont pas juste des annonces, il faut que ce soit des projets concrets», a précisé Lorraine Richard.

Engagement du PQ ?

Questionné à savoir si le Parti Québécois s’engageait à construire le pont s’il est porté au pouvoir, le député Martin Ouellet s’est contenté de répéter plusieurs fois qu’il voulait «le bon pont, le bon projet et à bon coût». À l’heure actuelle, il estime l’ensemble du projet à 1 milliard de dollars, ce qu’il juge acceptable.

 

 

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