En cinq questions… Antoine Briand

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Par Sylvain Turcotte 15 novembre 2017
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Antoine Briand

Antoine Briand

Le ski de fond, ce n’est pas pour tout de suite dans la région. Mais pour le Septilien Antoine Briand, la saison sur les pistes est déjà lancée. Le fondeur a entrepris son calendrier de compétitions le premier week-end de novembre dans l’Ouest Canadien. Il a obtenu un très bon résultat à la Frozen Thunder, à Canmore, en Alberta. Briand s’est classé huitième en sprint (sixième meilleur canadien – premier chez les moins de 23 ans).

Un résultat qui augure bien pour le reste de l’hiver, une suite qui se passera au pays de l’Oncle Sam, au début décembre. L’athlète de 22 ans sera du US Super Tour à West Yellowstone, dans l’état du Montana, le 2 décembre.

L’occasion est donc belle pour laisser Antoine Briand nous parler de lui; d’où vient sa passion pour le ski de fond, ses inspirations, les grands moments de sa jeune carrière… car le Septilien, étudiant en administration des affaires à l’Université Laval, n’a que 22 ans.

Nom : Antoine Briand
Âge : 22 ans
Fondeur depuis : 10 ans

1. Parle-nous de ton parcours d’athlète?

J’ai commencé le ski très jeune, j’avais à peine 2 ans la première fois que j’ai mis des skis dans mes pieds. J’ai aussi essayé plusieurs autres sports dans ma jeunesse, comme le judo, le soccer et le vélo de route, mais le ski a toujours eu un petit plus pour moi.

J’ai commencé à faire des compétitions de niveau provincial vers l’âge de 11 ans et j’ai connu une progression constante à partir de ce moment. Même si je m’entraînais seul à Sept-Îles, je suis devenu l’un des meilleurs skieurs au Québec dans mon groupe d’âge. J’ai déménagé à Québec à 17 ans, où j’ai continué à cheminer pour devenir l’un des meilleurs skieurs au pays. Je suis maintenant membre du Centre National Pierre Harvey et vice-champion canadien senior (sprint).

2. Quel type d’athlète es-tu?

Je me décrirais comme un athlète très déterminé et passionné par ce que je fais. Je porte une très grande attention à chaque petit détail lors de chacun de mes entraînements. Chaque matin, je me pose la question suivante : qu’est-ce que je peux faire aujourd’hui qui va me rendre un meilleur skieur qu’hier? C’est avec cette attitude et cette envie de travailler plus fort que mes compétiteurs que j’obtiens du succès dans ce que je fais.

3. De qui t’inspires-tu et quelles sont tes ambitions?

Je n’ai pas vraiment d’idoles dans le sport, mais il y a quelques athlètes qui m’inspirent par leur mentalité de gagnant et de travaillant. J’adore Zlatan Ibrahimovic, grand joueur de soccer suédois, Peter Sagan, triple champion du monde en vélo de route et Petter Northug, 13 fois champion du monde en ski de fond.

Je m’inspire aussi de gens que je côtoie davantage comme mon frère (Étienne), qui est athlète en judo, et Alex Harvey, avec qui je m’entraîne presque chaque jour. Pour ce qui est de mes ambitions, je veux devenir le meilleur sprinteur de ski de fond au Canada et représenter mon pays aux Olympiques et sur le circuit de la Coupe du Monde.

4. Quels sont les moments marquants de ta carrière?

J’ai vécu plusieurs moments marquants dans ma carrière, mais il y en a trois qui ressortent du lot. Le premier est ma première médaille sur le circuit de la Coupe du Québec quand j’avais 16 ans. C’était vraiment un beau moment parce que je l’ai vécu avec mon père, qui était mon entraîneur, farteur et tout le reste à l’époque. Nous étions tous les deux émus parce qu’on s’était prouvé qu’on pouvait faire aussi bien, sinon mieux, que tous les autres skieurs de mon âge qui bénéficiaient de conditions avantageuses comme d’être en sport-études et de s’entraîner à plusieurs.

Le deuxième est ma première médaille aux Championnats canadiens en 2013, où j’avais terminé troisième de ma catégorie. Le dernier est survenu l’hiver passé où je suis devenu vice-champion canadien senior, à seulement 21 ans.

5. Quel entraîneur ou personne t’a marqué depuis tes débuts dans le sport? Et pourquoi?

J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs gens qui m’ont marqué dans le sport, mais il est difficile d’en choisir parmi eux. J’ai eu plusieurs entraîneurs depuis que je suis arrivé à Québec et même si je suis plus proche de certains que d’autres, j’ai retiré du positif de chacun d’eux. Ils m’ont tous appris des choses et j’emmagasine tout ça pour avoir le plus d’outils possible.

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