Course à la mairie: Violaine Doyle veut des réservoirs de gaz naturel à Port-Cartier

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 13 octobre 2017
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Violaine Doyle entourée des candidats qui l’appuient : Carole Chevarie (siège 4), Gilles Fournier (siège 2), Patricia Couette (siège 6), Marie Corbey (siège 5), Chantal Johnson (siège 3) et Daniel Camiré (élu par acclamation au siège 1).

La mairesse sortante de Port-Cartier, Violaine Doyle, veut «soutenir la diversification économique» si elle est élue pour un autre mandat, en novembre. Elle réclame entre autres que d’éventuels réservoirs de gaz naturel liquéfié (GNL) soient construits dans sa municipalité.

Si la Côte-Nord est un jour alimentée en GNL, Mme Doyle souhaite que les réservoirs de stockage régionaux soient construits à Port-Cartier, «à proximité» des installations d’ArcelorMittal. La candidate rappelle qu’un projet-pilote a présentement lieu chez ArcelorMittal, en collaboration avec Gaz Métro, et qu’il a été évalué que la minière serait «le plus grand client» de cette source d’énergie dans la région. «On a les espaces à proximité».

Violaine Doyle affirme qu’elle a agi durant le dernier mandat pour diversifier l’économie de la ville. La municipalité a acquis des terrains, qu’elle a zonés industriel, près d’ArcelorMittal et Arbec et un congé de taxes progressives pour les nouvelles entreprises a été voté par le conseil ces dernières années.

La candidate veut aussi travailler «en accompagnement» avec Arbec pour tirer profit des résidus de sciage, ce qu’elle appelle la «forêt innovante». Elle mentionne que le biocarburant deviendra «très attractif lorsque le gouvernement va imposer une taxe carbone». Mme Doyle souhaite aussi «aider les industriels» à «revaloriser les résidus du bois», puisque la demande en copeaux diminue chez les producteurs de pâtes et papiers.

Quai municipal

Pour que l’économie portcartoise puisse se diversifier, Violaine Doyle «demande» au gouvernement un «quai aux normes capable d’ouvrir aux industriels les marchés internationaux». L’autre candidat à la mairie, Alain Thibault, a affirmé dans nos pages qu’il faudrait «regarder les choses autrement» dans le dossier du quai municipal. Ce dernier souhaite «s’asseoir» avec le ministre aux Affaires maritimes, Jean D’Amour, pour savoir s’il y a «encore un plan de match», sans quoi une vente à un intérêt privé ne serait pas écartée.

Une avenue que ne souhaite pas emprunter Violaine Doyle. «Je pense qu’il est très nécessaire de garder notre quai. Quand on pense à FerroQuébec, ça joué dans la décision de l’industriel européen qu’on ait un quai en eau profonde appartenant à la municipalité. Ils nous ont choisis parmi plusieurs sites dans le monde», explique la candidate. Selon Mme Doyle, des dossiers comme celui du quai municipal «ne se règlent pas en deux ans». «Il ne faut pas lâcher. C’est le dernier levier de développement qu’on a dont on a un pouvoir décisionnel.»

Un programme «conçu en équipe»

Pour ce qui est du dossier de l’eau potable à Pentecôte, la ville «est déjà en processus par les programmes existants», explique Violaine Doyle. «On s’apprête à donner le mandat pour les études préliminaires. Ce sera une des premières décisions qu’on aura à prendre.»

Le programme électoral de Violaine Doyle a été «bâti» ces dernières semaines avec le candidat élu par acclamation, Daniel Camiré, et les cinq candidats indépendants qui appuient la mairesse sortante, soit Gilles Fournier, Chantal Johnson, Carole Chevarie, Marie Corbey et Patricia Couette.

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