Diversification: Au tour de Sept-Îles de recevoir Thetford Mines

Par Frédérick Jolicoeur Tétreault 12:00 AM - 13 juin 2017
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Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, a créé des liens fort avec le maire de Thetford Mines, Marc-Alexandre Brousseau et le directeur général de la SDE de la région de Thetford, Luc Rémillard.

Après avoir envoyé une délégation de douze intervenants économiques et entrepreneurs à Thetford Mines en février, c’était maintenant au tour de Sept-Îles de les recevoir afin de continuer le partenariat précédemment amorcé, le tout dans un effort de diversification de l’économie.

«Moi je tenais à ce qu’ils viennent voir c’est quoi Sept-Îles et ils le disent, Sept-Îles a une couleur intéressante, il y a un potentiel. Il faut comprendre aussi que la démarche ne s’inscrit pas dans une compétition, mais plutôt dans une complémentarité», indique le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier qui croit fortement que les entreprises locales gagneraient à développer leur expertise en s’associant avec des entreprises d’ailleurs ce qui leur permettrait de décrocher de nouveaux contrats.

La délégation de huit entreprises thetfordoises, le maire de la Ville de Thetford Mines, Marc-Alexandre Brousseau ainsi que directeur général de la Société de développement économique de la région de Thetford, Luc Rémillard, ont donc consacré deux journées à visiter certaines installations de la ville telles que le Port et la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire. Le séjour prévoyait également le jumelage d’entreprises œuvrant dans des domaines connexes afin d’explorer des opportunités d’affaires.

Élargir des horizons
Selon Luc Rémillard, la situation dans laquelle se trouvent certaines entreprises septiliennes n’est pas étrangère pour sa délégation. «Premièrement, on a un ADN minier, alors quand on se parle on se comprend. Nos entreprises aussi travaillent dans ce secteur-là, mais une chose qu’elles ont comprise c’est que si tu ne diversifies pas ta clientèle tu vas avoir justement des périodes cycliques», dit-il en ajoutant qu’il faut évaluer si «notre expertise peut être mise au service d’un autre secteur d’activités».

La stratégie consiste donc à ne plus se contenter des contrats issus des grandes entreprises locales, mais plutôt de profiter du ralentissement pour observer d’autres possibilités d’affaires, quitte à collaborer avec des entreprises de l’extérieur afin de retenir le plus d’argent possible chez nous. «Là, vous avez la chance d’avoir des gros contrats locaux, mais pour maximiser les profits on peut aussi compléter l’expertise que l’on a pas nécessairement en s’associant avec une autre entreprise ce qui permet d’aller chercher de nouveaux contrats», soutient Marc-Alexandre Brousseau.

«On a souvent travaillé en circuit fermé en se disant «on est dans notre cour, on essaye de se partager la tarte», sauf qu’en même temps on ferme la vitrine et le potentiel d’ici. Là les gens d’ailleurs viennent ici et constatent qu’il y a des affaires intéressantes à faire», avoue le maire Porlier.

Stimuler l’entrepreneuriat
À Thetford, on estime que la diversification doit absolument passer par la promotion de l’entrepreneuriat. «Chez nous, on parle d’entrepreneuriat. On dit que c’est quelque chose avec lequel on peut gagner sa vie et on en parle à partir du primaire», explique le maire de Thetford Mines en parlant de l’écosystème entrepreneurial qu’ils ont réussi à créer.

Cette vision, le maire Porlier la partage et il affirme travailler à accorder une plus grande place à l’entrepreneuriat. «On a fondé la table entrepreneuriale où siègent une trentaine d’intervenants, dont les commissions scolaires, et qui vise à intégrer l’entreprenariat dans l’éducation», dit-il.

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