Construction: Une « marche pour la famille » partout au Québec

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 25 mai 2017
Temps de lecture :

Les travailleurs de la construction en grève depuis mercredi matin ont marché un peu partout au Québec, dont à Sept-Îles, pour manifester contre les offres patronales, qui selon l’Alliance syndicale nuirait notamment à la conciliation travail-famille.

À Sept-Îles, les travailleurs, sans contrat de travail depuis le 30 avril, ont marché sur le boulevard Laure brandissant pancartes et drapeaux à l’effigie de leur syndicat.

Dans la mêlée, les marcheurs abordés par Le Nord-Côtier n’ont pas souhaité accorder d’entrevue. «Les employeurs nous demandent de sacrifier du temps avec nos familles pour être disponible au travail. Il y a des limites à ne pas dépasser et elle est atteinte», a déploré le porte-parole pour tout le Québec de l’Alliance syndicale, Michel Trépanier, dans un communiqué.

Les travailleurs dénoncent le fait que les employeurs souhaitent des horaires plus flexibles qui pourraient devancer ou prolonger les journées de travail à l’extérieur de ce qui existe présentement, soit de 8h à 17h pour une semaine de 40 heures par semaine. Aussi, si pour une raison quelconque, comme la météo, des heures de travail ne sont pas accomplies en semaine, elles pourraient être reprises le samedi à taux simple.

La dernière grève de l’industrie de la construction remonte à 2013. Selon la partie syndicale, les mêmes enjeux sont en cause en 2017 et donc, «la grève ne peut pas surprendre les patrons». «Les mêmes demandes, la même fermeture et la même arrogance ne pouvaient que nous amener au même résultat», a indiqué M. Trépanier. Les conventions collectives sont échues depuis le 30 avril.

L’Alliance syndicale rappelle «qu’il est important que toutes ces actions se fassent dans le calme et le respect». De passage à Sept-Îles mercredi, la présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Louise Chabot, a offert son soutien aux travailleurs en grève.

La ministre du Travail, Dominique Vien, maintient qu’elle est prête à déposer une loi spéciale pour forcer un retour au travail. Mercredi, la ministre a assisté à une rencontre à Boucherville entre les parties patronales et syndicales.

Avec Charlotte Paquet

Partager cet article