Feu vert à l’agrandissement de l’urgence

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 09 mars 2017
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Le « Collectif Sept-Îles Agir – Avenir » a lancé un cri du coeur, jeudi.

Québec a «provisionné» 44,5 millions $ et donne le feu vert à la mise à niveau de l’urgence de l’hôpital de Sept-Îles, construite en 1962.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, qui était à Sept-Îles jeudi matin pour inaugurer l’agrandissement du CHSLD Gustave-Gauvreau, a surpris un peu tout le monde en annonçant les fonds disponibles pour aller de l’avant avec le projet majeur de réfection. «Aujourd’hui, nous avons la capacité financière de le faire», a souligné le ministre, rappelant le «retour à l’équilibre budgétaire».

«J’aurais bien pu l’annoncer avant, mais le Parti libéral a choisi de ne plus endetter le Québec», a-t-il ajouté, ne niant pas la désuétude avancée de l’urgence actuelle. «Demandez à n’importe lequel (médecin) si c’est plaisant de tenter de réanimer quelqu’un dans un environnement dysfonctionnel», a illustré le ministre. «Ici, on était plus près du dysfonctionnel que du fonctionnel».

Le projet prévoit l’agrandissement de l’urgence sur une superficie de 2 239 mètres carrés. Les nouveaux locaux incluent un bloc carcéral et le garage des ambulances. Il est aussi prévu de réaménager quelque 2 589 mètres carrés pour y installer les secteurs de l’accueil, de l’admission, de la réadaptation et de la santé mentale. Les travaux de construction pourraient débuter à la fin de 2018.

Manifestation des paramédics
L’annonce s’est déroulée sous le bruit persistant des employés paramédics de la Côte-Nord en grève depuis février. Les sirènes d’ambulance ont retenti à l’arrivée du ministre puis les grévistes ont frappé dans les fenêtres pendant son allocution, réclamant à M. Barrette «qu’il revienne à la table des négociations». Lors de la période de questions, le ministre a rappelé qu’il négociait depuis un an déjà avec les employeurs.

«Nous sommes activement en négociations. Il faut comprendre que nous ne sommes pas l’employeur des ambulanciers», a-t-il tenu de clarifier. «(Les syndiqués) réclament que l’on nationalise le réseau ambulancier au Québec ce qui n’arrivera pas dans la future décade». Le syndicat déplore que l’État ait transféré la responsabilité les enjeux des conditions de travail aux exploitants privés.

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