Monique Durand: Un attachement profond au fleuve Saint-Laurent

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 07 février 2017
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Le fleuve Saint-Laurent a réellement forgé la personnalité de Monique Durand qui lui voue un amour indéfectible.

Après avoir publié «Le petit caillou de la mémoire» chez Mémoire d’encrier, Monique Durand vient de dévoiler «Saint-Laurent mon amour». Un livre qu’elle présente comme une déclaration d’amour poétique au fleuve Saint-Laurent et aux riverains. Un élément de la nature qu’elle apprécie vraiment qui a grandement forgé son identité.

Pour l’écriture de ce livre, Monique Durand a reçu une bourse de création qui lui a permis de consacrer quatre mois à ce projet. «Ç’a été un véritable marathon d’écriture. Je l’ai terminé le 1er janvier et il a été ensuite mis sous presse. Cette fois-ci je me suis associée avec La Grande traversée de la Gaspésie. Cette année, elle revêtait un caractère particulier, souligne-t-elle. Il y avait des arrêts à divers endroits sur la rive Sud et Nord du Saint-Laurent qui en était son thème».

Le fait d’avoir une échéance à respecter a fait en sorte que la rédaction s’est terminée dans un sentiment d’urgence. Un défaut qu’elle attribue au métier de journaliste qu’elle exerce toujours pour Le Devoir à titre de collaboratrice. «J’aime écrire sous pression. Mon éditeur m’attendait pour le 1er janvier et je lui ai livré ce jour-là. Oui, j’avais déjà des textes en main. Il est disponible sur le bateau de La Grande traversée de la Gaspésie, le 25 janvier, et j’en suis très fière», affirme-t-elle.

L’heureux mariage de deux champs d’intérêt

Un projet littéraire que l’auteure nord-côtière a mené avec un plaisir évident. «Écrire c’est ma vie. De plus, j’adore le fleuve. Ça m’inspire totalement. C’était un défi que j’avais vraiment envie de relever. Ça combinait deux de mes plus grandes passions. En ces temps difficiles, je nous considère chanceux les riverains d’avoir cette beauté sous les yeux, insiste-t-elle. Ce sont des circonstances où cette beauté m’aide à vivre. C’est consolateur.»

Sans pour autant lancer un message à saveur environnementale, elle espère que la lecture de son livre donnera envie aux gens de prendre soin du fleuve Saint-Laurent. «Il faut constamment être vigilant pour préserver cette beauté. Il ne faut surtout pas gâcher cette eau si belle, si pure. On se doit d’être sensible à la question du réchauffement climatique. On en vit ses impacts de manière concrète. On se doit de soutenir des initiatives qui se font à cet égard. Je n’ai voulu défendre ici aucune politique précise», affirme-t-elle.

Un important souci d’exactitude

Impliquée au sein du Groupe de recherche sur l’écriture nord-côtière, Monique Durand a accordé une grande importance à s’assurer de transmettre de bonnes informations sur les lieux qu’elle décrit dans son livre. «C’est un portrait juste. Ce que j’y raconte est vrai, mais je l’habille par la poésie, indique-t-elle. Le personnage principal en est le fleuve Saint-Laurent. Il y a beaucoup de portraits de riverains. J’ai écrit ce livre comme si l’action s’y déroulait maintenant. Ce n’est en rien une autobiographie, mais ça s’en approche parfois.»

Au cours de sa vie, elle a eu le privilège d’admirer le fleuve Saint-Laurent sous différents angles. Plus elle vieillit, plus elle s’intéresse à tout ce qui se trouve plus à l’Est. «Mes travaux m’ont amenée là. Que ce soit autant pour le GRÉNOC que pour ICI Radio-Canada. Il n’y a rien que j’aime le plus au monde que de partir en avion ou en bateau avec un petit calepin et un crayon. Je n’apporte jamais un ordinateur avec moi.  Je me dédie entièrement au paysage qui m’entoure», lance-t-elle.

Un riche parcours

Née à Montréal, Monique Durand est écrivaine, journaliste, réalisatrice, conférencière et globe-trotter. Depuis 1999, elle évolue dans le milieu littéraire québécois où son travail a été récompensé jusqu’à maintenant à quelques reprises. Parmi ses champs d’intérêt, on retrouve aussi la condition des femmes dans le monde et l’écriture nord-côtière. Elle est l’une des chercheures du Groupe de recherche sur l’écriture nord-côtière (GRÉNOC) qui publie la revue Littoral.

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