Les langues sales: Un rock métissé
Comme l’indique si bien le nom du groupe, Les langues sales disposent d’un répertoire musical dans lequel la censure n’a pas vraiment sa place, mais qui demeure tout de même fort accessible.
Peu de temps après avoir lancé un mini-album à la fin de l’automne, les membres du groupe Les langues sales montent sur scène pour donner vie à un répertoire composé en majeure partie de chansons originales. Une expérience qu’ils appréhendent avec beaucoup d’optimisme.
D’entrée de jeu, le groupe entrevoit la sortie de ce mini-album, composé de six chansons, comme une carte de visite. Une maquette qu’il entend utiliser pour se présenter à divers concours musicaux et la possibilité pour les gens qui assistent à l’un ou l’autre de leur spectacle de repartir avec un souvenir tangible.
«On a tous des influences différentes. On a mélangé tout ça ensemble. Je fais la structure de base. Par la suite, chacun y ajoute sa touche. C’est résolument rock, mais ça demeure très accessible», soulève l’un de ces membres, Jean-François Charron.
Auparavant connu sous le nom de Jelvis, le chanteur ressent un plus grand stress à l’idée de présenter des chansons qu’il qualifie de plus personnelles au gens. «C’est une mise à nu complète. Je suis conscient que je m’expose ici à la critique. Il faut dire que je n’ai pas eu un parcours facile. C’est ce qui transparaît dans les chansons, enchaîne-t-il. Ç’a donné naissance à de très beaux textes. En toute sincérité, je trouve difficile d’écrire des chansons quand tout va bien.»
Une inspiration constante
En tant qu’auteur, il accorde une très grande importance au fait de s’assurer que les textes soient mis en valeur autant sur disque que sur scène. «Quand on est sur scène, je m’assure que les gens puissent bien entendre les paroles des chansons. J’y mets beaucoup d’efforts. Je suis comme un musicien. J’ai envie qu’on entende mes partitions. Pour moi, c’est primordial. La voix est en soi un instrument à mes yeux», tient-il à préciser.
Il éprouve beaucoup de facilité à se mettre en mode créatif pour l’écriture de chansons. «J’ai le cerveau qui bouillonne constamment. Je trouve constamment de l’inspiration. Écrire, c’est pour moi une forme de thérapie. Ça me permet de libérer le méchant, indique-t-il. La musique devient aussi un plaisir familial. Je partage cette passion avec mes enfants. Je les sens très intéressés par ce qu’on fait. Ça me fait chaud au cœur. Ils s’intègrent très bien au groupe et leur présence aux répétitions est réellement appréciée.»
Un travail de création s’accompagnant de compromis pour que chacun des membres du groupe puisse réellement y trouver son compte. «On a tous une personnalité forte dans le groupe. Cependant, on arrive très bien à travailler ensemble. Je me dois de reconnaître qu’ils apportent beaucoup aux chansons que j’ai écrites et composées. Je ne peux surtout pas nier leur apport indispensable et en prendre tout le crédit», insiste-t-il.
Son spectacle
Au cours de ce spectacle présenté le 4 février à 20h au bar Le Diamant, la formation locale interprètera sur scène une quinzaine de chansons, dont onze originales. Une soirée où le rock sera à l’honneur. Les billets seront en vente directement à la porte au coût de 5$.
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