Échanges culturels Sept-Îles/Winnipeg: Un pont entre des artistes d’ici et d’ailleurs

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 31 janvier 2017
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L’une des chorégraphes de Tam ti delam, Marie-Pier Johnson a été la première à bénéficier de cette échange culturelle. On la voit ici en compagnie du directeur général de la salle Jean-Marc-Dion, Stephan Dubé et de la directrice générale du Centre culturel franco-manitobain, Hélène Mollin.

Des artistes d’ici ont la chance de se rendre aussi loin qu’au Manitoba pour partager leur passion pour l’art avec des pairs de la francophonie canadienne grâce à un projet d’exploration culturelle ayant pour titre «Histoire, culture, métissage». Une occasion en pour eux de transmettre leur savoir-faire et d’acquérir un nouveau bagage de connaissances.

Le résultat d’une collaboration entre le Centre Culturel Franco-Manitobain et la Salle Jean-Marc-Dion auquel le directeur général de la salle Jean-Marc-Dion, Stephan Dubé, accorde beaucoup d’importance. «À de maintes reprises, j’ai eu la chance d’échanger avec sa directrice générale, Hélène Mollin lors de rencontres du ROSEQ. C’est elle qui a initié ce projet d’exploration culturelle que l’on parraine», tient-il à préciser.

Des discussions qui ont permis de constater que les deux municipalités, Sept-Îles et Saint-Boniface, ont beaucoup de points en commun. «Dans les deux cas, nous sommes des villes métissées du Nord. On doit composer avec une forte présence autochtone. On a aussi une langue en commun, le français, souligne-t-il. On est isolé par rapport aux grands centres. Pour nous, la barrière est la distance géographique. De leur côté, elle est plutôt linguistique.»

Un intéressant transfert de connaissances

Des rencontres qui ont pour objectif de réussir à établir un premier contact entre ces deux communautés. «C’est un peu comme un couple. Les artistes apprennent à se connaître et décident ensuite s’ils ont envie de collaborer ensemble. On veut créer des étincelles. On est comme des allumeurs, avance-t-il. On ne sait pas ce qui va en naître. Notre responsabilité n’est pas la création. On est des initiateurs.», enchaîne M. Dubé.

Jusqu’à maintenant, ce projet d’exploration culturelle a permis à l’une des chorégraphes de l’Ensemble folklorique Tam ti delam, Marie-Pier Johnson et des membres de l’Ensemble folklorique de la Rivière-Rouge de se rencontrer, à Frédéric Chambers de la Ligue d’improvisation de Sept-Îles de transmettre ces connaissances à d’autres improvisateurs et plus récemment à Florent Vollant d’entreprendre un travail de création avec un harmoniciste et artiste visuel métis du Manitoba, Gérald Laroche.

À venir

Au cours des prochaines semaines, la collaboration se poursuivra entre Florent Vollant et Gérald Laroche du côté du Studio Makusham à Mani-Utenam. À deux, ils composeront une trame musicale qui servira à accompagner une chorégraphie mettant en vedette des danseurs de l’Ensemble folklorique Tam ti delam et ceux de l’Ensemble folklorique de la Rivière-Rouge. L’artiste-peintre, Anatole St-Onge, travaillera aussi à la création d’un visuel.

Initié par le Centre Culturel Franco-Manitobain, ce projet d’exploration culturelle a été rendu possible grâce à une aide financière de 48 000$ provenant d’un programme de soutien aux initiatives issues de la francophonie du secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes.

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