Port-Cartier: Mobilisation des employés municipaux

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 20 septembre 2016
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Des employés municipaux se sont réunis près de l’Hôtel de ville de Port-Cartier, malgré la pluie abondante.

Les employés municipaux de la Ville de Port-Cartier et ceux de la MRC de la Haute-Côte-Nord ont lancé le 20 septembre une campagne en défaveur du projet de loi 110 qui pourrait permettre à l’Assemblée nationale de décréter les conditions de travail des municipalités.

Des employés municipaux ont fait du piquetage près de l’Hôtel de ville de Port-Cartier et du bureau administratif de la MRC de la Haute-Côte-Nord aux Escoumins. Le gouvernement étudiera cet automne le projet de loi 110 sur le régime des négociations collectives dans le secteur municipal. Avec cette loi, l’Assemblée nationale pourrait, à terme, imposer les conditions de travail des employés municipaux en cas d’échec des négociations.

Pourtant, «dans 95% des cas, on en est venu à une entente», affirme le président du Conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay, qui s’explique mal le but de ce projet de loi. «On veut écraser une mouche avec pelle. Cette loi, pour nous, elle n’a pas de sens», illustre-t-il.

Selon M. Tremblay, si le projet de loi 110 est adopté, il viendrait enlever «tout le rapport de force que les syndicats peuvent avoir, et cela, à l’encontre du Code du travail». La CSN entreprend donc une campagne pour «défendre le droit de négocier».

«Nous agissons afin d’exprimer notre colère et notre refus d’être relégués au statut de travailleuses et travailleurs de second rang au Québec», ont mentionné Nelson Coulombe du Syndicat national des employés de la Ville de Port-Cartier et François Fortin du Syndicat de la MRC de la Haute-Côte-Nord.

Guillaume Tremblay rappelle que les municipalités ont accepté de renouveler le pacte fiscal sans financement additionnel du gouvernement en échange de l’adoption de ce projet de loi. Le président du Conseil central précise que ce sont surtout les maires de Montréal et Québec qui ont fait pression sur le dossier. «Il n’y a que les grosses municipalités qui seront gagnants avec le pacte fiscal et qui souhaitaient avoir ce genre de loi là.»

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