Leur chatte tuée par une arme à feu

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 03 août 2016
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Madeleine Robin et André Ouellet n’en reviennent pas qu’un individu ait pu viser leur chatte avec une arme à feu.

Maya, la chatte d’André Ouellet et de Madeleine Robin, n’est pas revenue comme à son habitude à la maison le soir du 18 juillet. Le couple de retraités, habitant à la plage Ferguson, a retrouvé leur animal domestique blessé, le lendemain dans leur cour. Ils ont plus tard appris avec stupéfaction qu’elle avait été tirée par une arme à feu.

«Ce soir-là, elle n’est pas rentrée. Madeleine est allée vérifier à la noirceur. Elle était inquiète», raconte André Ouellet. C’est le lendemain que Mme Robin a retrouvé sa chatte dans la cour arrière de la maison. «Quand je l’ai trouvé, elle était inerte», mais vivante, raconte-t-elle. Mme Robin ramène sa chatte chez elle et remarque une blessure au cou. Croyant qu’elle a été blessée par un autre animal, elle se rend chez le vétérinaire. C’est ce dernier qui a trouvé les éclats de balles, lors d’une radiographie. «J’étais complètement démontée», mentionne-t-elle.

André Ouellet est bien placé pour connaître la règlementation municipale, lui qui a exercé le métier de policier durant une trentaine d’années à Sept-Îles. «Tu n’as pas le droit de te servir d’une arme à feu dans un quartier résidentielle, voyons donc!», lance-t-il. Le couple a accepté que le vétérinaire procède à une opération, le coût avoisinant les 1000$, mais Maya n’a pas survécu. «C’était mon bébé! Elle ne parlait pas et c’était tout», raconte, émotive, Mme Robin.

Article 445 (1) du Code criminel :

  •  Commet une infraction quiconque volontairement et sans excuse légitime, selon le cas : tue, mutile, blesse, empoisonne ou estropie des chiens, oiseaux ou animaux qui ne sont pas des bestiaux et qui sont gardés pour une fin légitime

 Article 26 du Règlement sur la sécurité publique :

  •  Le tir au fusil, au pistolet à l’arc, à l’arbalète ou autre arme à feu ou à air comprimé ou tout autre système de tir, est interdit à une distance moindre de 1,5 kilomètre de toute habitation ou résidence.

Enquête

«Ce n’est pas un plomb parachute. Ça vient d’une arme qui doit être entreposée», affirme M. Ouellet. À la suite de l’événement, le couple a produit une lettre qu’elle a distribuée dans le voisinage. Cette démarche a permis d’apprendre que des voisins ont entendu ce qui semblait être deux coups de feu vers l’heure du souper, le soir du 18 juillet. Ils ont également informé la conseillère municipale du secteur, Louisette Doiron-Catto, et la SPCA.

«Je trouve ça complètement insensé! Jamais je n’aurais pu croire que ça arriverait dans mon district», a mentionné Mme Catto. Une enquête est ouverte à la Sûreté du Québec pour trouver le ou les suspects. La conseillère ne peut cependant en faire plus. «C’est dans les mains de la SQ. La Ville ne peut en faire plus à part d’avoir beaucoup d’empathie pour eux», affirme Mme Catto.

Geste criminel

En plus de ne pas respecter le règlement municipal qui interdit d’utiliser une arme à feu à une distance moindre de 1,5 km de toute habitation ou résidence, il s’agit d’un acte criminel passible d’un emprisonnement maximal de cinq ans ou de 18 mois sur déclaration de culpabilité. «Est-ce que cette personne-là devrait continuer à avoir le droit d’avoir des armes à feu? D’après moi non et ce n’est peut-être pas la première fois qu’il le fait», mentionne André Ouellet.

Le couple souhaite avertir qu’un tel événement est survenu dans leur quartier. Ils espèrent aussi que des gens avertiront les policiers s’ils remarquent de quoi. «On a trouvé ça assez spécial qu’il y ait du monde qui se fasse une justice dans le coin. Je suis ici depuis 1978 et je n’ai jamais vu ça quelqu’un qui tire sur des animaux domestiques», affirme André Ouellet.

«Habituellement, ça commence par ça, et après, ça va plus loin. Selon moi, le pire des dangers, c’est qu’on mire sur des animaux et, à un moment donné, on mire ailleurs», explique-t-il. Le couple s’inquiète aussi des conséquences que cela aurait pu avoir si, par exemple, un enfant avait été à proximité de la chatte.

«C’est des gros frais pour un acte criminelle qui a été commis contre nous autres», affirme l’ex-policier en faisant référence au coût de la chirurgie qu’a pratiqué le vétérinaire. «On souhaite que ça n’arrive pas autour.»

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