La situation s’améliore aux urgences

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 17 mai 2016
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La situation s’est améliorée dans les urgences de la Côte-Nord en 2015-2016. Le temps d’attente sur civière a diminué de près de 4 heures pour se fixer à 13,4 heures, ce qui place la région au deuxième rang provincial pour cette embellie, derrière la Montérégie.

Par Charlotte Paquet 

Oui, les efforts des équipes en soins critiques ont porté leurs fruits, mais une part de l’explication revient aussi à l’inclusion, dans le dernier calcul, des statistiques provenant des plus petites installations de la région, comme l’urgence du pavillon Forestville.

En effet, le dernier Palmarès des urgences, publié par La Presse jeudi, se base sur la banque de données commune des urgences et non uniquement sur les deux hôpitaux régionaux de la Côte-Nord, ceux de Baie-Comeau et de Sept-Îles. « L’arrivée des plus petites installations, où les temps d’attente sont moins longs, ça nous aide au niveau de la moyenne », admet Lise Boivin, directrice adjointe volet administratif des services professionnels au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord.

À l’analyse des résultats de la dernière année, il n’en reste pas moins que l’Hôpital Le Royer à Baie-Comeau et l’Hôpital de Sept-Îles ont tout de même réduit la durée moyenne de séjour sur civière à leur urgence, le premier de près d’un heure et le deuxième de 2,8 heures.

Même s’il reste encore du chemin à faire pour atteindre la cible de 12 heures du ministère de la Santé et des Services sociaux, la Côte-Nord se situe sous la moyenne provinciale de 15,7 heures d’attente sur civière.

Fait à noter, le Québec a enregistré des améliorations dans toutes les régions, sauf la Montérégie.

Prise en charge

Le CISSS tente aussi de diminuer le temps d’attente des patients entre les étapes du triage et de la prise en charge par un médecin. « Ce qu’on voudrait, c’est que 85 % de nos patients soient vus en moins de deux heures. Actuellement, 64 % des patients le sont. On voudrait améliorer ça », poursuit Mme Boivin. Au Québec, le délai moyen se situe à 2,3 heures. Aux deux hôpitaux régionaux de la Côte-Nord, il est de 3,1 heures.

Pour réussir à corriger le tir, des actions doivent être mises en place dans les salles d’urgence, mais aussi en aval et en amont, selon la directrice adjointe. Elle pense notamment à augmenter la proportion de personnes ayant accès à un médecin de famille, qui se situe présentement à 72 %. L’arrivée de trois nouveaux omnipraticiens dans les prochains mois devrait aider.

« On veut aussi sensibiliser la population à prendre les bons services par rapport à leur état de santé », souligne Mme Boivin. Selon elle, avant de se présenter à l’urgence, bien des personnes devraient vérifier auprès de leur médecin, quand ils en ont un, s’il peut les recevoir. De plus en plus, les médecins de famille libèrent des plages de leur horaire de consultations pour ces patients qui doivent être vus plus rapidement. Il y a aussi les cliniques médicales qui offrent des consultations sans rendez-vous et vers lesquelles il est parfois possible de se tourner.

Parmi les gestes posés pour améliorer les choses à l’urgence, Mme Boivin note les travaux en cours du côté de l’hébergement des personnes âgées en perte d’autonomie. Des suivis sont également menés auprès des « grands utilisateurs » de l’urgence afin de voir comment répondre à leurs besoins et ainsi réduire leurs visites à l’hôpital.

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