À l’invitation de l’Association des parents et amis du malade émotionnel (APAME) de l’est de la Côte-Nord, Luc Vigneault offrira gratuitement une conférence le 10 mars à 19h au gymnase de la Maison des organismes communautaires de Sept-Îles (MOCSI). Un événement qui s’adresse à tous et qui vise à faire tomber les préjugés entourant la santé mentale.
Atteint de schizophrénie, Luc Vigneault est le coauteur du livre «Je suis une personne, pas une maladie» qui représente un pas de plus pour combattre la stigmatisation dont sont victime les personnes atteintes d’un trouble de santé mentale. «On parle aujourd’hui un peu plus de la maladie qu’auparavant. Les schizophrènes ne sont pas tous foncièrement violents. C’est un trouble de la santé mentale qui est connexe à bien d’autres», soulève-t-il.
À bien des égards, le conférencier reconnaît qu’il est encore difficile aujourd’hui pour une personne atteinte d’admettre qu’elle souffre d’un trouble de santé mentale. «Il n’est pas toujours nécessaire de le dire. La stigmatisation est toujours associée à ces maladies graves. C’est l’image qu’on véhicule encore à la télévision et dans les journaux. Ce ne sont pourtant là que des cas d’exception, explique-t-il. Les personnes atteintes doivent se responsabiliser et adopter une bonne hygiène de vie.»
L’envie de donner au suivant
En tant que pair aidant à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec., il se soucie de mettre son expérience au profit de ses pairs. «Il faut mettre la personne en action. Il faut lui donner une motivation pour se lever. Quand on a une journée remplie, il est plus facile de se mettre en action. C’est la même chose pour une personne atteinte d’un trouble de santé mentale. Il ne faut surtout pas les mettre à l’écart de la société», affirme-t-il.
Dans une société axée sur la performance, il devient parfois difficile pour certains de mener une vie normale. «Il faut travailler avec les forces de la personne. Le stress fait partie de la vie. Les employeurs sont de plus en plus sensibles. Ils sont plus nombreux à faire appel à des gens spécialisés en santé mentale pour faire baisser le stress. Les syndicats ont aussi des agents d’aide pour supporter leurs membres. On s’y intéresse, car on en reconnaît les impacts financiers.»
Une approche plus positive
Par ses interventions, le conférencier essaie de transmettre un message d’espoir aux personnes atteintes et à leur entourage. «C’est mon moteur, l’essence de mes conférences. Je suis la preuve vivante qu’on peut remettre quelqu’un sur pied, indique-t-il. Il est possible d’être schizophrène et de vivre pleinement sa vie. Il faut se défaire de cette image pessimiste et aller bien au-delà des symptômes.»
Les personnes désirant assister à cette conférence sont priées de réserver leur place auprès de l’équipe de l’APAME de l’Est de la Côte-Nord au 418 968-0448. Lors de cet événement gratuit, il sera possible de remettre des dons à l’organisme sous forme de contribution volontaire.
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