Mario Jean: Savoir se démarquer

Par Éditions Nordiques 3 décembre 2015
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Mario Jean s’amène sur la Côte-Nord pour présenter son cinquième one man show «Moi, Mario», dans lequel il parle à nouveau de ses propres expériences ou de celles de ses proches pour aborder différents sujets qui lui tiennent à cœur. Un agréable moment à son image qu’il promet sous le signe de l’autodérision. 

Plus il avance dans le métier d’humoriste, plus il se sent nerveux à l’idée d’aller à la rencontre des gens pour la présentation d’un nouveau spectacle.

«Le stress est pire à chaque fois. Yvon Deschamps me l’avait déjà dit et je ne le croyais pas. La pression est grande. Elle provient autant de moi que des gens qui viennent me voir en spectacle, avance-t-il. Je ne suis pas du genre à m’asseoir sur mes lauriers. Je veux donner le meilleur de moi-même.»

Lorsqu’il monte sur scène, Mario Jean se soucie de se renouveler, tout en demeurant authentique.

«C’est tout un défi de se démarquer du lot des humoristes. J’entretiens un lien direct avec les gens. Le marché de l’humour n’est plus ce qu’il était. Comme l’économie va moins bien, les gens calculent davantage leurs sous et la compétition est féroce. Heureusement, ça ne m’affecte pas. Je me sens choyé d’arriver à tirer mon épingle du jeu dans un tel contexte. Je ne tiens jamais rien pour acquis», ajoute-t-il.

Une prise de conscience

L’humour est une arme qu’il utilise pour amener les gens à réfléchir sur divers sujets. «Je veux que les gens prennent conscience de tout ce qui les entoure. Je crois sincèrement que l’humour est un moyen efficace pour soulever des injustices. Mon but premier est de faire rire les gens et qu’ils passent une très agréable soirée en ma compagnie. J’ai la chance d’avoir cette tribune. Je veux l’utiliser avec intelligence.»

Cinglant à sa manière, l’humoriste avait envie dans ce spectacle de s’adresser poliment aux gens et de délaisser l’agressivité qu’il retrouve partout autour de lui.

«Je voulais jaser avec les gens sans pour autant frapper sur tout. Aujourd’hui, il est difficile de partager son opinion, sans que ça ne se retourne contre nous. La personne sur laquelle je fesse le plus est moi. Quand je tape sur les autres, ça passe mieux ensuite. C’est comme ça que j’ai construit le spectacle.»

Le contenu du spectacle

Parmi les thèmes abordés dans «Moi, Mario», on retrouve le temps qui passe, son ascension du Kilimandjaro, les tabous d’hier à aujourd’hui et les choses à dire ou à ne pas dire.

«Pour moi, il y a des sujets qui ne méritent pas un numéro complet. J’essaie alors de trouver un angle. Le thème devient alors un prétexte, une ligne directrice. La scène est ce que j’aime le plus de mon travail. C’est là que je m’épanouis le plus. C’est ma drogue. Une grosse dose d’amour qui est dur à remplacer par quelque chose d’autre», affirme-t-il.  

L’humoriste se produira le 4 décembre au Centre des arts de Baie-Comeau, le 5 décembre à la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles, le 6 novembre à la Shed-à-Morue de Havre-Saint-Pierre et le 7 décembre au Café-théâtre Graffiti de Port-Cartier. Il est à noter que les représentations à Havre-Saint-Pierre et Port-Cartier affichent déjà complet.


(Photo: Courtoisie)

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