Rapaillé : La danse et la musique au service de la poésie de Gaston Miron

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 13 février 2015
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Inspiré par la poésie de Gaston Miron, le collectif de folklore urbain Zogma présente un spectacle unique mettant à l’honneur la danse, la musique et le chant. Un concept qui a pris naissance, il y a près de dix ans, lors des Jeux de la francophonie à Miami au Niger. D’un court extrait de vingt minutes, la production s’est affinée au fil des ans pour en devenir un spectacle à part entière.

«La poésie de Gaston Miron est dynamique, avance l’une des danseuses de cette production, Yaëlle Azoulay. Elle est dans le mouvement. C’est très cadencé. On trouvait alors que c’était un véhicule parfait pour illustrer ce qu’est la culture québécoise. (…) On a voulu pousser la démarche artistique plus loin pour en arriver à présenter un spectacle de 75 minutes, incluant l’entracte. Depuis ses balbutiements, on y a fait plusieurs modifications. Cette création nous a permis de circuler autant au Québec qu’ailleurs dans le monde.»

À part dans les grands centres, cette production du Collectif de folklore urbain avait très peu circulé dans les diverses régions du Québec. Une situation qui s’apprête à changer en 2015 puisque pas moins de six villes seront visitées au cours des prochaines semaines. «En octobre dernier, on l’a présenté à Carleton-sur-Mer. On a alors pu sentir la réaction du public en région face à cette production. C’était honnêtement l’une de nos meilleures prestations», affirme Mme Azoulay.

Multidisciplinaire dans son essence, le spectacle accorde également une place importante à la musique grâce à l’interprétation de deux chansons par Denis Desrochers, la narration du comédien Pierre Lebeau et la présence d’une violoniste qui participe également aux mouvements des chorégraphies.

«C’est rempli d’émotion. C’est une production qui demeure très accessible, enchaîne Mme Azoulay. Ça rejoint un public qui n’a pas l’habitude d’aller voir des spectacles de danse traditionnelle. C’est une belle initiation. Il s’en dégage beaucoup d’énergie.»

À l’image du Québec
À l’image du Québec, la production accorde une place aux quatre saisons de l’année qui sont illustrées par différents tableaux desquels se dégagent plusieurs émotions. Les mots servant de prétexte à l’élaboration des chorégraphies. Un processus de création qui s’est décliné en plusieurs couches et qui est en constante évolution. «Ce qu’on vit chaque soir, c’est différent d’un endroit à l’autre. Le public nous nourrit. On a très hâte de retourner dans vos belles salles. On espère que les gens répondront en grand nombre à l’invitation», lance-t-elle.

La production Rapaillé du Collectif de folklore urbain Zogma fera l’objet de deux représentations sur la Côte-Nord, le 13 février à 20h au Centre des arts de Baie-Comeau et le 14 février à 20h à la Salle Jean-Marc-Dion. Très impliqués dans la formation de la relève en danse, certains de ses danseurs reviendront également dans la région, en juin, pour offrir des ateliers de formation aux élèves de divers écoles ou organismes culturels actifs dans le milieu de la danse.

(Photo : courtoisie)

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