Accès au quai multiusager : Ottawa dénoue l’impasse

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 30 janvier 2015
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Ottawa tranche la question de l’accès au nouveau quai multiusager en rendant publique la seule portion de chemin de fer atteignant la méga-infrastructure construite aux coûts de 220 millions $.

La ministre fédérale Lisa Raitt entérine ainsi les recommandations de l’Office des Transports du Canada qui a déterminé après enquête que cette petite partie du chemin de fer Arnaud, appartenant à Cliffs Natural Resources, relève de juridiction fédérale, comme l’est le reste du tronçon se reliant à la QNS&L.

«Par conséquent, les expéditeurs ont maintenant accès à des recours en vertu de la Loi sur les transports du Canada, ce qui est une bonne nouvelle pour les entreprises qui tentent de mettre en marché leur production», a confirmé la ministre Raitt, dont le ministère a allongé 55 millions $ dans la construction du quai.

Depuis des mois, le Port de Sept-Îles et les cinq minières qui ont payé la moitié du quai ont été incapables de s’entendre avec le géant Cliffs pour utiliser ce tronçon de la voie ferrée, construit en 2010 par Consolidated Thompson. Le Port a plaidé qu’une mise à jour des services ferroviaires était nécessaire sur la Pointe-Noire, ce qui a incité la ministre Raitt à mandater l’Office sur la question.

«Notre gouvernement a fièrement investi dans le nouveau quai multiusager, qui est essentiel à la prospérité économique à long terme dans la région, a-t-elle ajouté. Nous continuerons de surveiller le dossier de près et nous nous réjouissons de continuer à collaborer avec tous les intervenants.»

Mercredi, le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Exportation, Jacques Daoust, qui s’était également immiscé dans l’affaire, n’a pas exclu la possibilité que Québec et son bras économique se porte acquéreur de parcelles de la Pointe-Noire pour éviter que le développement régional ne dépende d’un joueur privé.

Cliffs Natural Resources possède des installations stratégiques donnant accès au Port de Sept-Îles. L’absence d’entente avec la minière compromettait tout le déploiement du Plan Nord. Avec l’annonce de l’arrêt de ses activités, toutes les options sont ouvertes pour Québec et d’éventuels repreneurs.

Le Port réagit
Dans un communiqué envoyé en début d’après-midi vendredi, le Port s’est dit «très heureux» de l’issu de l’affaire.

«Ce dossier majeur pour la fluidité du trafic ferroviaire dans la région et l’arrière-pays a pu trouver son dénouement dans la force du nombre, a mentionné le président-directeur général du Port de Sept-Îles, Pierre D. Gagnon. C’est-à-dire grâce aux nombreux partenaires et intervenants qui ont appuyé la requête du Port devant l’Office en la bonifiant de par le dépôt de leurs propres dossiers. Nous leur en sommes des plus reconnaissants.»

Labrador Iron Mines, New Millennium, Tata Steel Minerals Canada, Mine Arnaud, Développement économique Sept-Îles et le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador ont tous appuyé la requête du Port de Sept-Îles devant l’Office.

(Photo: Le Port de Sept-Îles)

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