Minganie: Un regroupement pour implanter «une économie structurante»

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 15 janvier 2015
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Né en 2013, Initiatives de développement économique Minganie (IDEM) regroupe différents acteurs de la région dans le but de diversifier l’économie minganoise et implanter «une économie structurante» à temps pour la fin des grands chantiers, comme celui de La Romaine.

Selon IDEM, «la Minganie est menacée, à moyen terme, d’un retour à la dévitalisation lorsque les grands chantiers commenceront leur déclin, à partir de 2017». Le regroupement a envoyé, ces derniers jours, un dépliant à tous les foyers minganois pour présenter sa vision basée sur les principes du développement durable.

Formé d’entrepreneurs et d’élus de la Minganie, IDEM souhaite éviter une nouvelle «saignée démographique» comme la région l’a vécu avant le début du chantier La Romaine. La Minganie a vu sa population décroître de 30% entre 1980 et 2009.

Trois filières économiques
Pour le président d’IDEM, Nico Flowers, «il nous faut être plus créatifs et déterminés que jamais dans la mise en place d’une économie diversifiée reposant sur les principes du développement durable».

Trois filières économiques sont explorées par le regroupement, soit, l’aquaculture, la production d’engrais et l’énergie éolienne. Ces axes de développement pourraient créer «entre 350 et 400 emplois au cours des 10 prochaines années, soit l’équivalent des emplois qui seront perdus à la fin des grands chantiers». Selon IDEM, les premiers projets pourraient voir le jour en 2016.

Le regroupement plaide pour une prise en charge par les minganois de leur économie. «Cessons d’attendre passivement que des promoteurs majeurs se présentent (ce qui se produit une fois tous les 50 ans) et provoquons nous-mêmes les événements», peut-on lire sur le site web d’IDEM.

IDEM aideront les projets à prendre forme en réalisant les phases d’idéation, de conception, de préfaisabilité et de financement préliminaire avant que les actifs ne soient transférés à l’entreprise privée. Le regroupement a donné le mandat, l’été dernier, à une firme consultante de valider la faisabilité technique d’installations aquacoles en récupérant les eaux de refroidissement des quatre centrales hydroélectriques La Romaine.

(Photo : archives)

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