Musée régional de la Côte-Nord: Une situation financière précaire entraîne l’abolition d’un poste

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 18 septembre 2014
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Même s’il fait l’objet de travaux majeurs de rénovation, le Musée régional demeure ouvert à la population et sera l’hôte d’une soirée de projection de courts-métrages, le 12 janvier.

Suite à la plus récente réunion du conseil d’administration du Musée régional de la Côte-Nord, le poste de conservatrice aux beaux-arts n’a pas été rouvert. Pour justifier une telle décision, on évoque la précarité de la situation financière de ce lieu patrimonial qui n’a pas vu son financement gouvernemental augmenter au cours depuis plus d’une quinzaine d’années.

Sans vouloir élaborer, le président du conseil d’administration, Jacques Delagrave, se refuse à commenter le dossier. «Malgré le rapport Corbo qui suggère d’indexer le budget des musées, rien n’a encore été fait. Depuis plus de 15 ans, on fonctionne avec la même enveloppe budgétaire. Alors que les coûts augmentent, ça implique des choix déchirants pour éviter d’être déficitaire», affirme-t-il.

Au cours des dernières années, M. Delagrave souligne que plusieurs démarches ont été effectuées auprès des diverses instances gouvernementales afin d’indexer son budget, mais que ces efforts n’ont pas porté fruit. «On a participé à plusieurs consultations jusqu’à maintenant. Un constat s’impose : tous les musées en région éprouvent des difficultés financières. Notre souhait n’est jamais de se priver de personnel de qualité», précise-t-il.

Mission
En plus de sa mission ethno-historique, le Musée régional de la Côte-Nord est un lieu où les différents artistes en arts visuels ont pu exposer leurs œuvres au cours des dernières années. Comme il ne s’agit pas du rôle premier de ce lieu patrimonial, c’est souvent à ce niveau que les coupures budgétaires ont un impact. Une réalité qui nuit à la circulation d’œuvres d’artistes en arts visuels dans la région.

«Nous n’avons jamais été un musée d’art. Notre mission première est l’ethno-histoire, soulève M. Delagrave. Nous ne recevons aucune subvention du Conseil des arts et des lettres du Québec. Comme il y a peu d’endroits où l’art visuel peut circuler dans la région, nous nous sommes toujours fait un plaisir d’être un lieu de diffusion. Cependant, c’est un mandat accessoire et on le fait à la mesure de nos moyens.»

(Photo : archives – Le Nord-Côtier)

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