La ferme maricole Purmer relance ses activités

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 03 septembre 2014
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Les propriétaires de la ferme maricole Purmer ont perdu gros dans le déversement de mazout lourd survenu chez Cliffs Natural Resources, il y a un an. Le couple formé de Sandra Blais et André Gauthier a dû se résigner à mettre à la poubelle 250 000 livres de moules bleues, élevées dans la baie de Sept-Îles, où 5000 litres de mazout ont fui.

Les jours s’annoncent meilleurs pour le couple de Sept-Îles qui a fait le choix de se retrousser les manches et de relancer ses activités. Les entrepreneurs ont remis à l’eau en juillet, 50 000 livres de moules qu’ils pourront cueillir à l’automne 2017.

«C’est certain qu’on est encore amer d’avoir travaillé autant et de ne pas en avoir récolté les fruits», confie Sandra Blais. «Les premiers mois ont été difficiles, mais ça nous a appris que dans la vie, aujourd’hui t’es là, et demain, tu ne sais pas», exprime-t-elle avec optimisme.

Sandra Blais et son conjoint, André Gauthier, poursuivent leurs discussions avec Cliffs Natural Resources en vue d’en venir à un dédommagement pour leurs pertes évaluées à plusieurs centaines de milliers de dollars. «Au début, ç’a été plus long sûrement parce qu’ils [Cliffs] étaient dans le brouhaha, mais depuis novembre c’est mieux structuré, ils sont toujours à l’écoute», assure la femme d’affaires.

La minière a aussi offert son soutien pour relancer les activités de la ferme maricole. «Je suis confiante que l’on puisse cohabiter avec l’industrie, mais j’espère que notre histoire l’aura rendu plus sensible à la cause environnementale.»

L’automne 2013 devait être l’aboutissement de cinq années de dur labeur pour les entrepreneurs qui envisageait débuter la commercialisation de la moule, élevée depuis 2008 dans la baie de Sept-Îles. Mais, le déversement de mazout leur a coûté leur toute première production, qu’ils ont jetée en raison des risques de contamination.

Les producteurs de la ferme maricole Purmer, André Gauthier et Sandra Blais, en compagnie de leur fille, Meggie, qui s’implique aussi dans l’entreprise familiale. (Photo : Le Nord-Côtier)

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