Projet de traversier-rail : Port-Cartier donne son appui

Par 12:00 AM - 06 août 2014
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La Ville de Port-Cartier donne son appui au projet de lien maritime pour véhicules lourds entre Port-Cartier et la rive sud du Saint-Laurent, projet piloté par le capitaine Russel Blais. De son côté, l’homme d’affaires est en pleine négociation avec notamment Matane pour l’utilisation d’un quai et prévoit que le projet pourra démarrer en 2015.

Depuis 2008, le Matanais Russel Blais chérit un concept qui permettrait d’éviter aux camions lourds des centaines de kilomètres par trajet. En offrant un nouveau service de traversier-rail aux transporteurs, M. Blais est convaincu qu’il fera économiser temps et argents à ses potentiels utilisateurs.

Les élus de Port-Cartier ont officiellement donné leur appui au projet, lors de la dernière séance du conseil municipal. Ils évoquent que «la Société, à travers ses recherches, a développé son plan d’affaires et est confiante de la rentabilité du service et des retombées économiques que cela apportera à court terme pour la Côte-Nord.»

Des avantages indéniables

Pour sa part, le promoteur se réjouit de ce soutien. «Nous avons prouvé notre point : que les transporteurs routiers pourraient sauver quelque 255 kilomètres en utilisant nos services et ainsi faire baisser les coûts de transport puis au bout de la ligne, les coûts des biens essentiels sur la Côte-Nord», a dit le capitaine Blais au Journal. Il ajoute que son projet pourrait également permettre de sauver jusqu’à 7 000 tonnes par an d’émissions de gaz à effet de serre.

Il voit même des avantages pour la région du Saguenay. « On calcule qu’entre 10 et 13 % des camions lourds passent par Chicoutimi pour éviter les délais au traversier de Tadoussac. On estime que chaque fois qu’un camion remorque passe par là, il laisse 71 grammes d’émission GES et ça augmente les prix d’environ 232 $ pour une livraison », a souligné l’homme d’affaires.

Négociations en cours

À l’heure actuelle, le promoteur travaille toujours à aller chercher des garanties d’utilisateurs auprès des différents industriels du territoire de Port-Cartier. Plusieurs se seraient montrés intéressés, mais M. Blais a refusé de préciser combien pour le moment.

Des négociations sont aussi en cours pour l’utilisation de quai à Matane. «Il nous faut une place à quai, nous avons diverses options, mais nous sommes dans la période des vacances donc ça prend un peu de temps», a-t-il affirmé.

Le promoteur s’attend à avoir certaines confirmations en septembre. «Ensuite, il nous faut seulement quatre mois pour préparer le navire et le rendre utilisable. J’ai bon espoir que le projet soit lancé en 2015», a-t-il conclu.

 

 

(Photo : Le Nord-Côtier)

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