Fonction publique : La CSN s’inquiète des choix du gouvernement libéral

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 27 juin 2014
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Guidés par le président du Conseil central Côte-Nord-CSN, Guillaume Tremblay, les manifestants ont envahi la salle du conseil municipal de la Ville de Port-Cartier.

Sébastien Lebreux et Guillaume Tremblay, respectivement vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des services paratechniques, auxiliaires et de métiers de la santé et des services sociaux et président du Conseil central Côte-Nord de la CSN (à l’avant), sont entourés de Robert Bois, Ian Morel, Steve Heppel et Verna Jean, représentant des syndicats d’employés du réseau de la santé affiliés à la CSN.

Le Conseil central Côte-Nord de la CSN craint que les libéraux soient en train de «démanteler» la fonction publique. Le syndicat déplore les récentes décisions du gouvernement d’abolir les bureaux régionaux du ministère de l’Éduction et de déplacer la direction de celui de la Culture et des Communications vers le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Selon la CSN, ces changements entraîneront des effets néfastes sur toute la région.

La CSN s’insurge des décisions de Québec de sabrer dans les bureaux régionaux de ses ministères sur la Côte-Nord. «Pour un gouvernement qui se dit un gouvernement des régions, qui parle de Plan Nord, c’est incohérent», a lancé le président du Conseil central Côte-Nord, Guillaume Tremblay, lors d’un point de presse le 26 juin.

L’annonce de la fermeture des bureaux régionaux du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) au printemps s’ajoute à celle du déplacement de la direction régionale du ministère de la Culture et des Communications (MCC) vers le Saguenay-Lac-Saint-Jean, faite la semaine dernière.

«C’est une perte d’autonomie, de pouvoir décisionnel et de connaissances du territoire», ajoute M. Tremblay qui craint que les citoyens et organismes subissent une perte de services.

Rencontre avec Yves Bolduc
La CSN revendique une rencontre avec le ministre responsable de la région, Yves Bolduc pour qu’il «vienne expliquer» les choix de son gouvernement. «Comment des gens du Saguenay vont pouvoir prendre des décisions adéquates pour la Côte-Nord? Nos régions possèdent des réalités différentes», plaide M. Tremblay.

Au cabinet du ministre Bolduc, qui est aussi ministre de l’Éducation, on assure que l’abolition des bureaux régionaux du MELS, prévue en septembre, n’entrainera pas de pertes d’emplois. «Il y aura des réaffectations au sein des commissions scolaires et du ministère», a expliqué l’attachée de presse, Yasmine Abdelfadel. «Ces décisions ont été prises dans un objectif d’efficacité et de modernisation du réseau. Nous coupons dans la structure pour mieux redonner aux citoyens et aux élèves», a-t-elle ajouté. À travers le Québec, cette mesure permettrait des économies de 15 millions $.

Du côté du MCC, on explique que les quatre postes du bureau régional seront conservés, mais que la «gestion des équipes» se fera du Saguenay. La Conférence régionale des élus de la Côte-Nord, la MRC de Manicouagan et le Conseil régional de la culture et des communications de la Côte-Nord ont déjà déploré publiquement la situation. «On peut s’attendre à des mobilisations», a mentionné M. Tremblay.

Le président du Conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay. (Photo : Le Nord-Côtier)

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