CSSS: L’Agence de santé réitère sa confiance en la direction

Par 12:00 AM - 06 mai 2014
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Les compressions commandées par la direction du CSSS de Sept-Îles pour ramener l’équilibre budgétaire soulèvent des inquiétudes au sein des syndicats de travailleurs, qui ont fait de nombreuses sorties publiques au cours des dernières semaines, allant même jusqu’à demander la mise en tutelle de l’établissement. L’Agence de santé et des services sociaux de la Côte-Nord défend pour sa part, le plan de redressement entrepris.

Après s’être retiré des tables de négociations le 22 avril, le Syndicat des travailleurs et travailleuses du CSSS de Sept-Îles demandait au gouvernement la mise en tutelle du centre de santé et l’ouverture d’une enquête. Les travailleurs disaient principalement craindre l’effet des compressions sur les services directs aux patients.

Dans les jours qui ont suivi, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) et le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ), ont déclaré à leur tour, être indignés devant l’affirmation du directeur général du CSSS de Sept-Îles, Jeannot Michaud, qui soutenait que les compressions n’allaient pas affecter la qualité des services à la population.

Puis, l’APTS a récidivé en exposant ses appréhensions face aux délais pour obtenir des résultats diagnostiques à Sept-Îles, qui sont selon elle, de plus en plus longs. Après ces épisodes, l’Agence de santé et des services sociaux de la Côte-Nord continue d’appuyer la direction de l’établissement dans ses démarches.

Services indemnes
Le président-directeur général de l’Agence, Ivo Di Piazza, estime que l’accessibilité et la qualité des services offerts n’ont pas été touchées par les mesures entreprises. L’objectif est de retourner à un niveau de dépenses comparable à celui de 2011-2012, année budgétaire qui s’était soldée par un surplus au CSSS. Un comité de suivi de l’Agence collabore avec l’établissement dans la démarche.

«Il y a des gens qui sont toujours en lien pour s’assurer que le processus se fasse sans altérer la qualité, l’accessibilité, la sécurité des services qui sont offerts par l’établissement. Nous avons confiance en la direction de l’hôpital pour mener à bien cette opération-là», a-t-il affirmé.

Sur la bonne voie
L’Agence de santé assure qu’elle accompagne le centre de santé, afin que le retour à l’équilibre budgétaire se fasse sans affecter, d’aucune façon, les services à la population. Elle rappelle la cote de 95% attribué au CSSS de Sept-Îles par Agrément Canada. «Il y a là un sceau de qualité qui est octroyé par une organisation indépendante, avec laquelle pratiquement tous les établissements du Québec font affaire. On en tient compte aussi dans l’ensemble de nos analyses», a mentionné M. Di Piazza.

Ce rapport faisait aussi état de la situation au département de pathologie de l’hôpital, qui préoccupe particulièrement l’APTS. Des rumeurs de fermetures auraient circulé à l’intérieur des murs. Le départ du pathologiste a engendré une réorganisation du secteur, alors que c’est une entente avec d’autres centres qui y permet présentement le maintien du service. «Il va demeurer en fonction, c’est une question de recrutement au moment où l’on se parle», a confirmé Ivo Di Piazza.

L’Agence précise également qu’il n’y aura pas de pertes d’emplois et que l’établissement n’a d’ailleurs pratiquement plus recours à de la main-d’œuvre indépendante. «On peut penser que tout de suite, il y une économie d’un million de dollars, ce qui est énorme. C’est le tiers du dépassement budgétaire», a souligné le président-directeur général de l’Agence. M. Di Piazza souhaite enfin, le retour à la table des négociations, de toutes les parties syndicales.

(Photo: archives)

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