La Minganie dépouillée de ses ressources forestières, selon l’AGAM

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 09 avril 2014
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L’Association des gens d’affaires de la Minganie (AGAM) ne mâche pas ses mots à l’endroit de l’exploitant forestier Rémabec, qui aurait «abusé et dépouillé» la région de ses ressources forestières en étant «grassement subventionné» par Hydro-Québec pour le déboisement des bassins du chantier de La Romaine. L’AGAM planche donc sur un plan d’affaires qui pourrait se traduire par la création de la première entreprise forestière, propriété de la Minganie.

Dans un communiqué de presse, l’AGAM déplore la «quasi-inexistence» des retombées régionales depuis le déboisement de La Romaine en 2009, ce qui aurait «provoqué colère et indignation dans le milieu d’affaires minganois», prétend l’association. Selon le président du regroupement, Rémabec n’aurait d’ailleurs proposé aucune «vision de développement structurant» pour la région.

«Tout au long des dernières années, Rémabec s’est limité à effectuer la transformation primaire du bois (sciage) de manière archaïque aux installations de Rivière-Saint-Jean», a lancé Joël Malec. «Ainsi, jamais le bois n’a été plané, ni séché en Minganie; jamais on a élaboré de projet de deuxième, ni de troisième transformation du bois; jamais n’a-t-on développé une vision globale pour la forêt minganoise.»

«À nous de jouer»
L’AGAM souhaite ainsi prendre les choses en main en réalisant dans un premier temps, un plan d’affaires, qui inclura l’ensemble des préoccupations de la Minganie en matière d’exploitation et de transformation forestières. Dès l’automne, les démarches de l’AGAM pourraient se traduire par la mise sur pied d’une entité de propriété minganoise, a fait savoir l’association.

Le plan d’affaires, proposant une vision sur dix ans, pourrait être complété le 1er juillet 2014. L’AGAM s’est adjoint d’un consultant expert national en foresterie et dit travailler en partenariat avec les institutions de développement régional. «Rémabec nous promet depuis des mois un nouveau plan et une nouvelle approche pour la région… On n’a jusqu’ici pas vu l’ombre du début d’une solution structurante pour la Minganie, a expliqué M. Malec. «C’est maintenant à nous de jouer», a-t-il conclu.

(Photo: archives)

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