Photographie: Christine Blaney relève un nouveau défi

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 02 avril 2014
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Christine Blaney

Très connue dans le milieu culturel septilien, Christine Blaney a récemment procédé à l’ouverture d’un studio de photographie/galerie d’art portant son nom au 690 boulevard Laure, local 104-5. Pour cette photographe, il s’agit de la réalisation d’un rêve qu’elle chérissait depuis fort longtemps. Un défi qu’elle se sentait prête à relever.

Photographe depuis 12 ans, l’artiste septilienne se sentait maintenant prête à prendre pignon sur rue. «Je me sentais assez solide pour ouvrir un studio de ce calibre. Toute jeune, j’ai voulu être une artiste peintre et avoir un lieu d’exposition, confie-t-elle. Dans la réalité, une galerie d’art n’est pas rentable, surtout dans notre région. Il n’y a pas assez de touristes et d’acheteurs de l’art. En ayant mon propre studio de photographie, je peux attirer des gens sur place.»

Dans son studio de photographie, Christine Blaney souhaitait utiliser la lumière du jour pour obtenir un résultat plus naturel. Un fait qui lui permet de travailler avec une lumière plus réduite et de s’approcher de l’effet de vision de l’œil humain. Plus que tout, elle espère que ce lieu deviendra un endroit où les artistes pourront se rassembler, ce qui contribuera au développement des arts et de la culture dans la région.

«Ma première exposition en est une de peinture. Je souhaite présenter des expositions variées au niveau des arts visuels. J’ouvre la porte à toutes les propositions. Pour l’instant, c’est très embryonnaire. Il me faut seulement du temps pour démarrer mon entreprise sur des bases solides. Je ne me suis fixé aucune attente sur le plan des ventes. Je suis consciente que le marché est limité dans la région», a déclaré celle qui a toujours nourri un très grand souci pour l’art dans ses créations.

L’impact du numérique
Avec l’arrivée du numérique, on constate que de plus en plus de gens arrivent à s’improviser photographes sans pour autant disposer d’une solide formation pour exercer ce métier. Ce n’est pas là une situation que dénonce la photographe septilienne, mais elle invite les gens à prendre conscience que cela peut avoir un impact sur le résultat obtenu lors d’une séance photo.

«C’est un travail quotidien. Avec l’arrivée du numérique, le marché a changé et les exigences de la clientèle aussi. Avant, c’était plutôt un milieu réservé aux photographes professionnels. Aujourd’hui, beaucoup plus de gens offrent leur service. Cependant, elles ne sont pas formées et le travail effectué n’est pas toujours de qualité», soutient Mme Blaney.

D’un plus large public, Christine Blaney s’est fait découvrir grâce au travail accompli sur le livre «Sept-Îles : empreintes et contrastes», un projet qui a représenté une charge de travail colossale et dont elle est visiblement fière. «Ce livre a été la plus grande expérience de ma vie, le plus grand défi. J’y ai travaillé de manière intensive pendant un an. Pour moi, c’était loin d’être une simple commande. Je suis très satisfaite du résultat», souligne-t-elle.

Avec une démarche artistique prononcée, Christine Blaney s’est taillé une place importante à titre de photographe à Sept-Îles et même ailleurs, en accordant une place importante à l’émotion dans ses créations. (Photo : Mario Tremblay)

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