Minganie : Un appui politique réclamé pour des projets «structurants»

Par 12:00 AM - 27 mars 2014
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Romaine

Chantier Romaine (Photo : Hydro-Québec)

La situation économique pourrait devenir critique si le gouvernement n’intervient pas de manière concrète, craignent les gens d’affaires de la Minganie. Ils demandent aux candidats de prendre des engagements clairs, en vue de développer des projets structurants, notamment dans le domaine de la pisciculture.

L’Association des gens d’affaires de la Minganie (AGAM) souhaite la mise sur pied de projets qui procureront de l’emploi à long terme sur le territoire. À leurs yeux, La Romaine n’a pas engendré les retombées économiques et sociales espérées. L’organisation sonnait l’alarme, il y a quelques semaines, alors que d’importantes entreprises locales éprouvent des difficultés financières.

Si des mises à pied se produisent, les emplois de remplacement ne seront pas si faciles à trouver, appréhende l’AGAM. «Il va falloir qu’ils fuient la région pour se trouver un job et c’est un effet domino. C’est personnes-là, qui ne dépensent pas en région ne font pas de retombées directes dans les restaurants, les dépanneurs. Ça pourrait faire un effet cascade sur l’économie», prévient Joël Malec, président de l’Association des gens d’affaires de la Minganie.

Pisciculture
À court terme, les gens d’affaires lorgnent la création d’une industrie de pisciculture. «C’est le projet le plus faisable et le plus rapide que l’on pourrait mettre sur la table», assure M. Malec. Des promoteurs auraient déjà fait part de leur intérêt. Selon l’Association, une centaine d’emplois pourrait découler d’une telle industrie.

Le hic, c’est qu’Hydro-Québec tarderait à donner son accord à ce que des emplacements près du barrage en construction soient utilisés, indique l’organisation. À la sortie des turbines, la température de l’eau serait optimale pour le développement de ce genre de projet. «C’est la clé qui va faire en sorte que les investisseurs vont croire aux projets», martèle le président de l’association.
Engagements attendus

«Ça fait longtemps qu’on les interpelle, mais avec la campagne, on espère qu’ils vont sortir de leur cachette et nous proposer des choses structurantes pour qu’on se développe à long terme», lance M. Malec à l’endroit des candidats à l’élection dans Duplessis. Un projet d’engrais biologique serait également dans l’air. «On est en train d’étudier un procédé qui nous permettrait d’en faire à partir de l’électricité et non de l’énergie fossile», révèle-t-il.

Pour ceci, un bloc énergétique au même prix que les industriels est demandé. «On attend juste qu’Hydro-Québec, ou le gouvernement nous donne le «OK» pour ces projets-là, pour que les promoteurs viennent investir dans la région. Eux ils sont prêts», conclut M. Malec.

Le projet hydroélectrique de la rivière Romaine n’a pas apporté les retombées économiques escomptées, selon l’Association des gens d’affaires de la Minganie. (Photo : Hydro-Québec)

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