Moriarty: Faire revivre sur scène le «bluegrass» des années 60

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 04 mars 2014
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Actif depuis plus de 15 ans dans le milieu musical, le groupe Moriarty demeure encore méconnu dans l’ensemble de la province, ainsi que sur la Côte-Nord. Mais, les choses s’apprêtent à changer puisque la formation sera en visite à la Salle Jean-Marc-Dion, le 4 mars à 20h. Sur scène, le groupe fera alors revivre un répertoire de chansons originales et de reprises qui tirent leurs racines du bluegrass des années 60.

Avec deux albums composés de chansons originales et son plus récent, Fugitives, composé de reprises, Moriarty opte pour un genre musical très peu exploité au Québec et même ailleurs. Le concept de son plus récent disque étant né suite à un concert offert par le groupe en France, alors qu’on leur avait demandé de faire un travail autour des origines de Bob Dylan.

«Cet album est le fruit d’un heureux accident. Il est né d’un travail fait autour des origines de Bob Dylan. On a alors étudié certaines chansons pour les transposer sur scène. C’est une proposition qui semble avoir plu, car plusieurs personnes nous ont demandé d’en faire un disque. On n’a pas choisi des chansons qui figurent parmi les plus connues. Pour nous, c’était une façon de faire découvrir des choses à notre public », avance le guitariste du groupe, Arthur B. Gillette

Le processus d’enregistrement
Sur ses albums précédents, le groupe avait opté pour une formule live dans un studio avec plusieurs micros, en plus de faire usage de sons ambiants, dont celui d’une machine à écrire. «En répétition, nous avions apporté une machine à écrire. On l’utilisait pour écrire le texte de nos chansons. On a constaté qu’il y avait là du rythme, explique son guitariste. Cependant, en tournée, ça fait un peu lourd à transporter.»

Pour «Fugitives», le groupe a fait usage de plusieurs techniques d’enregistrement. «Sur certaines chansons, on a enregistré à partir d’un ancien magnétophone. On a tout réécouté pour ensuite y apporter des modifications. Une chanson a même été enregistrée dans une chambre du Hilton à Québec et on peut y entendre le système de ventilation. Il y a donc une certaine touche du Québec sur ce disque», commente celui qui y chante également certaines chansons.

À l’écoute de leur disque, on retrouve là une grande simplicité qui est pourtant le reflet d’un important travail de création. «On est assez peu efficace. On met du temps à écrire une chanson et à la peaufiner. De l’extérieur, ça peut sembler simple. Cependant, il est parfois plus difficile de rechercher la simplicité, soutient M Gillette. Pour nous, il est important que chaque petite ligne de guitare s’harmonise avec les voix et les autres instruments utilisés sur l’album.»

Une présence sur scène remarquée
En 2013, la prestation offerte par Moriarty lors des Bourses Rideau a retenu l’attention du directeur général de la Salle Jean-Marc-Dion, Stephan Dubé qui s’est décidé à les inclure dans sa programmation hiver-printemps. . Un fait qui pourrait s’expliquer par l’unicité de la voix de sa chanteuse, Rosemary Standley et le côté cinématographique de son répertoire musical.

«Rosemary a une voix originale et une façon de chanter qui lui est propre. Ça ressemble à très peu de choses. En live, elle chante juste. Nous ne formons pas une chanteuse et un groupe, mais bien un orchestre dans son ensemble. Les gens qui viennent nous voir en spectacle peuvent se fermer les yeux et s’imaginer leur propre film, enchaîne le guitariste de la formation Moriarty. Ils peuvent aussi les ouvrir pour nous regarder à l’œuvre et constater la chimie que nous avons entre nous.»

(Photo : Gen Murakoshi)

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